1 Psicanalista, menbro do Laço Analítico Escola de Psicanálise – sede Rio de Janeiro

2 Lacan, j’ – La Troisième, document de travail, p. 9.

Ce n’est pas du tout du psychanalyste que dépend l’avènement du réel. L’analyste, lui, a pour mission de le contrer. Malgré tout, le réel pourrait bien prendre le mors aux dents surtout depuis qu’il a l’appui du discours scientifique.

Lacan – La Troisième

Nous savons bien que l’enseignement de Lacan subit des importants changements à la fin des années 60. La primauté su signifiant en tant qu’unité minimale du champ du langage, et celui-ci, à son tour, pris comme l’axe même de son enseignement, se font succéder, peu à peu, par le champ des discours, ce qui ne va pas sans que le concept de jouissance passe à occuper une place centrale, ce qui entraîne une importante transformation de la notion de lettre, reaffirmée par l’introduction de l’idée de lalangue, clairement définie par Lacan dans La Troisième comme “…le dépôt, l’alluvion, la pétrification qui s’en marque du maniement par un groupe de son expérience inconsciente”2.

Nous pouvons, d’une façon analogue, vérifier que l’établissement des trois structures cliniques radicalement distinctes, ayant chacune d’elles comme point de denarcation un mécanisme qui lui serait spécifique dans la constitution du sujet (refoulement, forclusion, déni), se fait succéder par une pensée inspirée en dês distinctes formes de nouage borroméen des registres du Réel, du Symbolique et de l’Imaginaire, sans qu’on puisse continuer à attribuer à l’incidence même de ces mécanismes, d’une façon exclusive, les différents modes de structuration du sujet. Ces nouvelles démarches enlève de toute structure clinique, quelle qu’elle soit, la possibilité d’occuper une place normative qu’on pourrait lui supposer, tout en les patamarisant, tout en les rendant équivalents, sans aucune ombre d’hiérarchie imaginaire entre elles. Nous dirons aussi que la pensée de Lacan sur l’École, présentée dans la Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l’École, dans laquelle des gradus sont distingués sans recours à l’hiérarchie, n’est pas sans rapport avec ces changements das son elaboration théorico-cliniques. La pensée de Lacan se libère des grilles de l’hiérarchie, si chère à l’I.P.A., pouvant dès lors distinguer des fonctions non hierarchisées pour les membres de l’École. Il est bien évident que ces pas destitutifs de l’hiérarchie ne se produisent pas facilement, ni dans l’expérience psychanalytique, ni dans le plan des institutions.

Dans la psychose, à un moment premier de l’élaboration lacanienne, les phénomènes élémentaires étaient considérés comme des effets de la non inscription du Nom-du-père, comme des surplus de jouissance sans la possibilite de sa localisation. Dans ce cadre, la métaphore délirante résultait à la solution, postérieure au déclenchement de la catasthrophe provoquée par le crise, d’une construction significante capable de produire, sur le plan de l’imaginaire, la possibilite de servir comme un encadrement, une voile, pour la jouissance.

À ce moment-là, donc, nous avons dans la névrose le symptôme comme le retour du refoulé, et dans la psychose le délire comme tentative de reparation face à l’inefficacité de la métaphore paternelle en fonction de la forclusion du Nom-du-père. Celui-ci, au singulier, le seul repère capable de nouer d’une façon stable le sujet dans son fonctionnement, est la référence majeure organisatrice de la classification clinique.

Les élaborations de Lacan vont d’abord dans la direction d’oppposer névrose et psychose, étant l’inscription du Nom-du-père l’élément qui différencie ces deux structures. Dans la névrose nous avons l’inscription du Nom-du-père par avènement de son mécanisme fondateur, le refoulement. Dans la psychose, par contre, c’est précisément par le fait de la forclusion de signifiant, nous avons un ordre tout-à-fait distinct de fonctionnement subjectif. Cette formalisation, comme nous pouvons facilement dégager, considère la psychose une structure déficitaire. À la mesure où le destin subi par le Nom-du-père c’est ce qui oppose névrose et psychose, c’est lui qui promeut, par le même coup, leur articulation et leur distinction. Cette formalisation a certes permis une classification non phénoménologique de la nosologie psychanalytique, a permis de la situer dans une perspective structural, ce qui a repris la rigueur d’un champ qui se trouvait plongé dans le chäos instauré par les post-freudiens dans son systématique abandon des repères laissés par Freud. Par contre, l’exercice de la clinique des psychotiques, que Lacan n’a jamais quitté, a promu, à partir de la reprise du rigueur que l’ordre (démarcation) structural avait apporté, sous les auspices de ces distinctions elles-mêmes si clairement établies, une série d’impasses qui ont fait obstacle aux avancées de cette clinique. Névrosés et psychotiques seront-ils des êtres si différents comme ça ? Le texte freudien nommé “La perte de la réalité dans la névrose et dans la psychose”(1924) s’il délimitait des fonctionnements assez distincts entre les situations cliniques considérées, d’une certaine façon on peut dire qu’ils les rapprochait, tout en affirmant que la question de la perte de la réalité s’imposait non pas à une mais aux deux cadres cliniques. De ce point de vue, on peut considérer que le symptôme ne soit pas exclusif du champ de la névrose, de même que les effets forclusifs ne se limitent pas au fonctionnement psychotique.

Ce qui parviendra à être la formalisation de la pluralisation des noms-du-père s’initie dans le Séminaire XXI, mas trouve son plus plein developpement tout au long du RSI et du Sinthome, et correspond au passage de ce qui avait été auparavant un sens restreint du nom-du-père à la fois en tant qu’agent et effet exiteux de la métaphore paternelle à la palce d’un quatrième terme du noeud borroméen’ Ce quatrième terme est conçu comme permettant la stabilisation et ne nouage de R-S-I, ce qui fait que, en tant que tel, le nouage soit de l’ordre de l’acte. c’est pour ça qu’on peut dire que, dès lors, c’est de nomination qu’il s’agit pour ce qu’il en est du nom-du-père. Dans la trace de cette élaboration, quin e rejette pas ce qui avait été jusqu’alors formulé sur le nom-du-père, Lacan est contraint, par la production nominative resultante du travail d’écriture de Joyce, à produire un nouveau sens au dit sint(h)ome.

Au début de son enseignement, le concept de simptôme garde une grande proximité par rapport à celui de fantaisie. l’inconscient structuré comme un langage, le discours de l’Autre, n’incluait pas une jouissance impossible à symboliser et Lacan écrivait la pulsion dans le graphe du désir à partir du sujet du symbolique, de la demande : S V D. Dans cette perspective, le symptôme étant considéré strictement comme un encadrement de la production inconsciente, ce que le travail de l’analyse, quand il suit son cours, finit par éliminer, promouvant la traversée du fantasme.

À la mesure où le symptôme est toujours et fondamentalement une façon de jouir, quelque chose demeure, quelque chose se réepète, quelque chose ré-siste et indique ce qui ne marche pas dans une analyse. Ce trajet repète celui de Freud, qui est parti du symptôme hystérique comme interprétable et est abouti à la réaction thérapeutique négative, au masochisme primordial et à la pulsion de mort. Il a trouvé la dimension de la jouissance qui se satyisfait du symptôme et qui, de ce fait, resis
te au travail de l’analyse. Freud est arrivé à la fin de sa vie pessimiste par rapport aux effets qu’une analyse produit sur la pulsion. Après tous les déviations des post-freudiens, Lacan reprend le champ de l’inconscient et raffine la théorie de façon à aboutir au symptôme comme repère central de la clinique psychanalytique.

Face à sa visée, présentée ci-dessus, du Nom-du-père comme point crucial de la structuration du sujet (névrosé), et face à une visée de la psychose comme déficitaire (D’une question preliminaire à tout traitement possible de la psychose et Sémianire III), Lacan, par la voie de ses élaborations sur la dimension du Symbolique (place par excellence du signifiant et champ des representations de l’Autre du langage) aboutira à l’ex-sistence du Réel comme élément de support de sa pensée clinique. À tel point le Réel s’imbriquera dans ses elaborations que, dans RSI, même la notion de signifiant, jusqu’alors par excellence, une chiffre, nous será presentée comme de l’ordre du trou.

Le Symbolique sera, de plus en plus, surtout à partir du Séminaire XXI, frappé par un rapport étroit, primitif et originaire du signifiant et de la jouissance et, surtout dans les Séminaires XXII e XXIII, il parviendra à être, finalement, la place du trou. Le signifiant, qui était auparavant ce qui produisair le bord pour le trou du Réel, devient précisement ce qui passe à incider comme un trou. Le langage passe à être defini comme ce qui, dans les mots de Lacan, mange le Réel (Seninaire 23, p. 31), ou encore: “…le langage n’est pas en lui-même un message, mais qu’il ne se sustente que de la fonction de ce que j’ai appelé le trou dans le réel (idem, p.32).

Le Réel, tout en conservant sa condition d’impossible, incide comme ex-sistente. Sur le noeud borroméen, encore à trois ronds, du Séminaire RSI, nous trouvons le propos suivant de Lacan: le caractère fondamental de cet usage du noeud c’est de permettre l’illustration de la triplicité qui résulte d’une cosnistance qui n’est doué que d’Imaginaire: d’un trou fondamental qui appartient au symbolique. Et, d’autre côté, d’une ex-sistence qui, elle, appartient au réel, et qui fait son caractère fondamental. Le langage, en tant que chaîne signifiante, structure de base de l’inconscient, donnera place au discours, organisé “tétraédrique” de la structure. Si le savoir est moyen de jouissance et le symbolique n’est plus régissant, qu’est-ce qui pourrait garantir au père as condition d’unicité et de centralité dans l’articulation du sujet? qu’est qui pourrait continuer à le faire tenir, sur le plan conceptuel, comme le seul repère de l’ordre subjectif ?
Le nom-du-père, signifiant-clef de l’enseignement de Lacan, se pluraliuse alors sous la forme de versions du père. A partir de la théorie des discours et de topologie borroméène, on verra surgir une nouvelle formulation de la clinique psychanalytique qui pluralisera les noms-du-père, faisant du sinthome une façon particulière permettant le surgissement de la singularité du sujet, à la mesure où il revèle le mode, unique, par lequel celui-ci noue les dimensions des trois registres existents, y considérée, d’ailleurs, comme la possibilite d’un nouage s’exprimant par la voie d’un faux noeud, qui pourra attester d’un coinçage non-borroméen’ On peu dire donc que, au même tenps ou Lacan singularise les symptômes
dans le Sinthome, il pluralise le Nom-du-père dans les Noms-du-père. Lisons Lacan lui-même dans la Conférence nommée “Joyce, le Sinthome”: Le père comme nom et comme celui qui nomme, ce n’est pas pareil’ Le père est cet element quart […] sans lequel rien n’est possible dans le noeud du symbolique, de l’imaginaire et du reel. Mais il y a une autre façon de l’appeler. C’est là que ce qu’il en est du nom-du-père, au degré ou Joyce en témoigne, je le coiffe aujourd’hui de ce qu’il convient d’appeler le sinthome. C’est en tant que l’inconscient se noue au sinthome, qui est ce qu’il y a de singulier chez chaque individu, qu’on peut dire que Joyce […] s’identifie au “individuel”3

3 Idem, Le Séminaire, Livre XXIII, Le Sinthome, Paris, Aux Editions du Seuil, 2005, p 167. 4 Ibidem, p. 169.[…]

Ce faisant, j’introduis quelque chose de nouveau, qui rend compte non seulement de la limitation du symptôme, mais de ce qui fait que c’est de se nouer au corps, c’est-à-dire à l’imaginaire, de se nouer aussi au réel, et, comme tiers à l’inconscient, que le symptôme a ses limites, c’est parce qu’il rencontre ses limites qu’on peut parler du noeud.4

Il en resulte l’avancée lacanienne: si Père devient quelque chose de distinct de l’idée du Nom-du-père unique et singulier qui intervenait dans la névrose, il n’est plus possible tenir le fonctionnement du sujet à partir du mécanisme du refoulement en tant que celui-ci en serait le paradigme. Ce qui pourrait signifier, si l’on conçoit les formations de l’inconscient comme des retours du réfoulé, qu’il ne s’agirait plus de symptôme. Nous pouvons penser, pourtant, que tout sujet est forcément chargé de la tâche de faire s’articuler les trois registres de façon particulière pour sa “sustentation”. Dans le Séminaire Le Sinthome, Lacan démontre, tout en reprenant les ses articulations feites en RSI, que le noeud à quatre a pour quatrième terme le Sigma (.), dédoublement (topo)logique du rond du symbolique, rabattement du symbolique dejà défini comme le trou et que, en plus que representer le sujet, constituera l’effet même du sujet dans le noeud. Cela n’est pas dépendant de la structure clinique. La place du sujet dans le noeud se fait à la mesure ou ce n’est qu’à partir de la particularité de son mode de coinçage et de sustentation sinthomatique que le sujet se distinguera par sa façon singulière de montrer comment il a subi les effets de lalangue.

 

Il est tout à fait certain que c’est dans la façon dont lalangue a été parlée et aussi entendue pour tel et tel dans sa particularité, que quelque chose ensuite ressortira en rêves, en toutes sortes de trébuchements, en toutes sortes de façons de dire. c’est, si vous me permettez d’enployer pour la prenière fois ce terme, dans ce motérialisme que réside la prise de l’inconscient R je veux dire que ce qui fait que chacun n’a pas trouvé d’autres façons de sustenter que ce que j’ai appelé tout à l’heure le symptôme.5 5 Iden, Conférence “Le symptôme”, Genève, le 4 Octobre 1975, docunent de travail, p. 7. Le ., le Sinthome, c’est l’élément crucial participant du noeud borroméen qui permet que le coinçage du noeud à quatre soit celui qui articule les 3 registres et les différentes jouissances, permettant aussi que chacun se particularise par le mode de nouage qui en resultera. Ça signifie que le sinthome est le mode par lequel le sujet assune la version du père qui se constitue dans son articulation borroméenne, tout en étant ainsi (nous le reitérons ici) nom-du-père à la mesure ou celui-ci est defini comme un acte de nomination’ Le sinthome passe, donc, à la condition d’élément commun à la névrose et à la psychose. Le sinthome noue de façon sistématique le réel, le symbolique et l’imaginaire. Il fait fonction de nom-du-père. Le nom-du-père est un sinthome à la mesure ou, tout comme le sinthome, il articule une opération signifiante avec una localisation de jouissance. Le nom-du-père qui preside la structuration névrotique n’est qu’un cas particulier du sinthome. Le complexe d’Oedipe, dès lors est, également, un sinthome, car (…) “C’est en tant que le Nom-du-Père est aussi le Père du Nom que tout se soutient, ce qui ne rend pas moins nécessaire le symptôme » (Sem. 23, p. 22). De par ces propos, Lacan enlevera définitivement la psychose du déficit, ce qui ré-orien
tera la clinique de la psychose à la mesure où il faut aborder le sujet à partir de son nouage borroméen et pas d’un déficit de signifiant.

La conséquence de la pluralisation du nom-du-père indique aussi la direction de ce qu’aussi le père importera plus comme le père du nom que comme une loi symbolique. Père est ce qui tient l’acte de nommer. Lorsqu’on ne peut plus supposer un accord entre le symbolique et le réel, un acte s’impose: le nom tient à cet acte du père. Le père passé aussi à importer, comme nous pouvons lire en RSI, à La Troisième, et à la Conférence de Genève sur le symptôme, comme l’homme qui a à se débrouiller de cette fonction’ c’est de la singularité du père, du père qui intervient auprès des enfants, qui relève la père-version qui passe à être affirmée dans ce deuxième moment de la formalisation de Lacan’ Dans le Séminaire RSI Lacan signale qu’ “un père n’a droit au respect, sinon à l’amour, que si le-dit amour, le-dit respect est, vous n’allez pas en croire vos oreilles, père-versement oriente, c’est-à-dire, fait d’une fenme, objet petit a, qui cause son désir”.6. Lacan ne se défait pas, donc, de la fonction du père qui transmet le phallus R le protagoniste de la métaphore paternelle R mais il l’aborde à partir d’un autre versant, celui qui se presente comme une solution, une version, un senblant pour la jouissance. Lacan dira, dans ce sens, dans le Seninaire Le Sinthome, que, dans la psychose, il faut que le sujet soutienne le père pour qu’il subsiste, ce qui menera quelque tenps après Eric Laurent à prendre Jesus Christ comme le paradigme de cette position subjective.

6 Iden, Le Séminaire, Livre XXII – RSI, innédit, docunent de travail, p. 25, Leçon du 21 janvier 1975 Quel destin est dès lors reservé à la forclusion ? Quel statut aura-t-elle dans le champ lacanien à partir des années 70 ? De même que le sinthome ne dépend plus uniquement du refoulement, la forclusion perdra la fonction exclusive de produire un réel inassimilable, qui ne pourra aborder le sujet que du dehors et forcément sous la forme du phenomène élémentaire. Pour être plus precise: la description ci-dessus présentée tient encore, mais passe à pouvoir se passer du caractère de mécanisme spécifique de la psychose, si nous envisageons que tout Réel, étant inassimilable par définition, ne peut résulter que d’un avènement de caractère forclusif.

Dans la conférence “Joyce, le Sinthome”, dejà citée, Lacan nous donne une indication qui va dans le sens de la sustentation du binôme forclusion/psychose, quand il nous dit, en ce qui concerne le père de Joyce, ce qui s’est passe c’est une forclusion de fait du nom-du-père, puisque celui-ci a été “absolument carent” et “il n’a rien transmis au fils”. À 1974, dans La Troisième, il prendra, cependant, le terme forclusion, par rapport à la condition de la jouissance chez les hunains, comme on peut vérifier :

“Je pense donc se jouit”. Ça rejette le “donc” usité, celui qui dit “je souis”. Je fais une petite badinage là-dessus’ Rejetter ici c’est à entendre comme ce que j’ai dit de la forclusion, que rejetter le “je souis” ça reparaît dans le réel’ […] Quel sens ça a, son “je souis”, de Descartes ? Exactement mon sujet à moi, le “je” de la psychanalyse.7

7 Iden, La Troisième, docunent de travail, p. 2. Il nous faut donc la penser, la forclusion, comme locale, spécifique et singulière pour chaque sujet. Comment on pourrait penser le phenomène de radicale exteriorité que forcément affecte l’être hunain et qui est, d’ailleurs, le corrélat de cette condition, sans penser, du même coup, à l’abolition de quelque chose (qui ne sera plus un significant axial) qui n’aura pas la chance de se faire representer ? Ne pourrions-nous penser, à partir de la théorie des noeuds, l’extériorité de l’objet par la voie de la forclusion?

Je m’arrête là. Merci de votre attention.

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