C’est au travers des demandes réitérées, adressées à l’analyste que peut s’approcher le désir d’un sujet. De la sorte émergent au-delà du sens les signifiants qui conduisent ce sujet-là. A l’analyste, un analysant adresse plus spécialement une demande de savoir sur sa souffrance, demande possible par le truchement d’un transfert. Mais cette demande en recouvre une autre, une demande d’amour, qui va glisser de façon métonymique de signifiant en signifiant. De la sorte tout le processus de la cure repose sur le déploiement essentiellement métonymique de l’association libre. Et l’interprétation elle-même en relève.

 Cependant la métonymie est une figure rhétorique qui semble moins familière que l’autre figure rhétorique avec laquelle elle est en relation, à savoir la métaphore.
Les fonctions de la métaphore et de la métonymie ont été reprises par Lacan à partir du séminaire sur les psychoses, en 1956, il en marque alors l’opposition comme fondamentale, et indique que la condensation freudienne, c’est comme la métaphore, et le déplacement, c’est comme la métonymie1, à savoir la partie pour le tout. Il s’est appuyé à ce propos sur les avancées de Roman Jakobson.

C’est la métonymie telle qu’elle se développe dans une parole au cours d’une analyse qui nous arrête ici, avec d’abord ce qui en constitue une première approche, le déplacement. Ensuite nous reprendrons quelques cas princeps de la psychanalyse en référence à la métonymie à l’intérieur du discours tenu par un sujet dans le cadre du transfert.

 

Le déplacement

 

Le déplacement, Freud le met en évidence comme mécanisme du rêve. En effet dans ce mécanisme, un incident insignifiant peut « se substituer à des faits psychiquement significatifs »2. « Tout se passe, (explique Freud), comme s’il y avait un déplacement de … l’accent psychique sur le trajet de l’association ». La tension psychique passe de représentations très investies à d’autres qui l’étaient beaucoup moins.

De même, il y a déplacement au niveau des associations produites par le rêve : ainsi des associations superficielles se substituent à des associations profondes qui elles, sont réprimées 3. Le déplacement concerne donc les investissements et le sens.

Freud revient en 1901 dans le petit texte « Le rêve et son interprétation » sur cette notion de déplacement, il l’appelle aussi « transport » qui concerne l’accent psychique, ou encore « renversement des valeurs »4 quand un détail obscur du rêve est le substitut de l’idée essentielle. Par suite désigner le principal par le secondaire revient à représenter le tout par la partie, donc à la métonymie, nous le verrons plus loin.

Le déplacement (ou « Verschiebung »), quand les « mots …transfèrent, sans reste leurs investissements »5, fait partie, rappelons-le, des processus primaires. Et il forme, on le sait, avec la condensation « les deux grandes opérations » qui donnent forme aux rêves.

C’est Roman Jakobson, comme nous le disions plus haut, qui a rapproché ces mécanismes inconscients de la condensation et du déplacement repérés par Freud dans le rêve, des procédés de langage de la métaphore et de la métonymie. Lacan va amplement développer cela. Il va s’en servir pour asseoir sa théorie des lois du signifiant6.

Toutefois il faut remarquer que si la métonymie est un déplacement par contiguïté, la métaphore est aussi un déplacement, mais par substitution.

 

La métonymie

 

« Dans la névrose, … le signifiant est l’instrument avec lequel s’exprime le signifié disparu »7 donc refoulé. C’est là, nous dit Lacan en 1956, que l’opposition de la métaphore et de la métonymie est primordiale. Celle-ci « concerne la substitution à quelque chose qu’il s’agit de nommer – nous sommes en effet au niveau du nom. On nomme une chose par une autre qui en est le contenant, ou la partie, ou qui est en connexion avec ».

La structure métonymique est la connexion du signifiant au signifiant avec comme effet une résistance de la signification (-s). Elle s’oppose en quelque sorte à la structure métaphorique qui par substitution du signifiant au signifiant crée, elle, une signification (+s).

Métonymie vient de metonomia qui veut dire changement de nom, soit par une relation de matière à objet – exemple : les bois d’un orchestre – soit par une relation de contenant à contenu – comme : manger un plat, ou encore une relation de cause à effet – ainsi la récolte – qui désigne autant l’action de récolter que le résultat.
Prenons l’exemple : avoir une ardoise chez un fournisseur. L’idée c’est la dette, S, qui se cache derrière « ardoise » : S’. Le sens ne vient que si on associe les deux, mais le signifié « ardoise » est évacué : s’. Ardoise est en lien de contiguïté avec le mot dette et le remplace. C’est ce lien qui est important, cette connexion établie entre ardoise et dette.

La métonymie qui rejoint, nous venons de l’indiquer, un des mécanismes du rêve mis en évidence par Freud, à savoir le déplacement, permet à Lacan de dire que revenir au signifiant est revenir à la base de la découverte freudienne.

Comment se fait-il, questionne Lacan, que le langage est plus efficace quand il dit quelque
chose au moyen d’autre chose, quand il fait entendre quelque chose en parlant de
tout à fait autre chose8.
Cette efficace n’est possible qu’avec la structuration du signifiant. Mais au départ, il va s’agir d’abord de métonymie, ainsi chez le jeune enfant qui n’est pas capable de métaphore avant le refoulement.

 

Métonymie et désir

 

Pour illustrer cela, reprenons un exemple de métonymie apporté par Lacan qui concerne le rêve de la très jeune Anna Freud9, rêve que son père entend de l’enfant endormi : « Anna Freud, fraises, grosses fraises, flan, bouillie »10.
Les mots sont dits comme venant de l’Autre. La petite Anna les désire, ces fraises, mais elles sont là juxtaposées dans une position d’équivalence métonymique. Anna se nomme en premier, point de départ de l’articulation signifiante pour des objets, nous dit Lacan, entrés dans l’ordre symbolique11. Toutefois, c’est son patronyme aussi, et non seulement son prénom qui vient à l’enfant qui dort. Ainsi le nom du père renvoie par là même à l’interdit, et à l’objet du désir ; ici, c’est un objet oral qui fonctionne comme objet métonymique du désir. Mais c’est un désir qui se rapporte au désir de l’Autre, ce désir, la jeune
enfant l’interroge à partir d’une interdiction, celle des fraises qui ont apporté l’indigestion qui l’en a privée12.

Reprenons la formule de la métonymie : F (S……..S’) S = S (_) s.

Le signe moins marque le maintien de la barre entre S et s, il y a résistance de la signification, donc un non-sens apparent : on ne boit pas un verre ! Il faut alors effectuer les connexions pour que la compréhension apparaisse.
La première partie de la formule indique la connexion de certains signifiants entre eux. Dans la métonymie, il y a bien médiatisation par une chaîne de signifiants qui sont connectés par leur sens, mais cette médiatisation installe une résistance de la signification. Un signifiant nouveau S’ s’introduit, parce qu’il est contigu à un signifiant précédent S.
Ainsi la métonymie établit une incohérence apparente, qui renvoie au déguisement de sens dans le rêve quand il y a déplacement13.

D’autre part, les termes rapprochés le sont par une nécessité logique. La métonymie est bien le trope14 le mieux adapté à figurer le rapport entre les signifiants dans la chaîne signifiante, ce qui se situe au-dessus de la barre qui est maintenue. On comprend que le signifié ainsi mis de côté, élidé, puisse désigner l’objet du désir, le désir fonctionnant comme le renvoi à ce manque le long de la chaîne de la métonymie15.

On le sait, l’opération de la métaphore paternelle met en place le refoulement originaire quand le signifiant du désir de la mère est refoulé, auquel se substitue le Nom-du-père. Puisque le désir doit en passer par le langage, il ne peut s’exprimer que dans la demande, à la poursuite d’objets substitutifs de l’objet premier. De la sorte le désir renvoie à une suite sans fin de signifiants, il est alors insatisfait ou impossible. Il ne se poursuit donc que par la métonymie.
La métaphore du Nom-du-père impose de prendre la partie (objet substitutif) pour le tout (objet premier). Le désir du tout par le désir de la partie16.

Du fait de la nécessité langagière, et de la médiation par la parole, le désir est alors toujours désir d’autre chose, pris donc dans « les rails de la métonymie » comme le dit encore Lacan17.
Ainsi l’objet du désir n’est qu’une enveloppe vide qui peut devenir le lieu de tout objet métonymique, comme l’indique Joël Dor (le signifiant du désir de la mère). Mais il renvoie aussi à l’objet pulsionnel qui est donc un objet métonymique de l’objet du désir18.
Le recours au langage imposé au désir le place ailleurs que dans les objets qu’il suscite, donc dans une suite de substitutions, voie métonymique, où la demande vise une partie pour un tout.

Par exemple le désir chez l’adulte peut s’accrocher à un détail qui va lui servir de guide, Lacan cite Tolstoï : à l’approche d’une femme, surgit à sa place par procédé métonymique, une tache sur la lèvre supérieure … : « Seules des voies très précises peuvent faire d’un détail le guide de la fonction désirante – n’importe quel détail ne peut être promu comme l’équivalent de tout »19 .

Le cas de la jeune fille homosexuelle de Freud repris dans le séminaire « La relation d’objet » nous apporte quelques éclairages sur la place de la métonymie. C’est une jeune fille de 18 ans qui s’est entichée d’une demi-mondaine plus âgée qu’elle, aux mœurs bisexuelles. Cet amour domine sa vie. Un jour, se promenant avec cette personne, elle rencontre son père qui lui lance un regard furieux. Aussitôt, raconte Freud dans son texte : « Psychogenèse d’un cas d’homosexualité féminine » de 1920, la jeune fille « s’arracha au bras de sa compagne, enjamba un parapet et se précipita sur la voie de chemin de fer urbain … en contrebas ». La demi-mondaine venait de lui intimer l’ordre de ne plus la revoir.
La jeune fille en réchappa sans séquelles, même il en résulta pour elle une situation meilleure, ses parents n’osant plus s’opposer à elle, et l’amie touchée par cette manifestation d’amour la considérant de manière plus amicale. C’est peu après cet épisode que les parents se tournèrent vers Freud pour avoir son aide.

Pour celui-ci, la tentative de suicide accomplit plusieurs désirs à la fois : un désir de punition, le désir de mort contre la mère, et le désir d’avoir un enfant du père. La jeune fille « tombe » par la faute de son père : « Niederkommen » veut dire « tomber », mais aussi « venir bas », et dès lors « accoucher ».
On peut développer que l’objet du désir de la jeune fille, en fait le phallus, est définitivement perdu, il tombe donc, et la chute, le suicide est aussi une sorte d’accouchement symbolique : « se faire elle-même cet enfant qu’elle n’a pas eu », on a là déjà un côté métonymique20,
Mais le traitement fut sans issue, et Freud y mit un terme. A son avis, la jeune fille déçue par son père a eu à son égard une hostilité latente, elle a transféré sur lui, Freud, son refus de l’homme. Il relève cependant un élément de transfert positif quand elle produit une série de rêves où elle se voyait à l’avenir aimée d’un homme et pourvue d’enfants (F. p. 263). Mais pour Freud, ces rêves sont mensongers, et l’intention de la patiente est de le tromper, comme elle avait l’habitude de tromper son père21. Freud le lui dit. Il remarque aussi que ces rêves comportent encore une part de séduction, ce qui n’avait pas manqué avec son père.

Lacan commente ce moment, pour lui Freud est pris dans une attitude contretransférentielle, quand il impute à sa patiente l’intention de le faire tomber de son haut, de le faire choir à son tour. Freud en quelque sorte a repris à son compte le signifiant « Niederkommt ». Certes, mais en même temps, cette intention de le tromper est bien un désir de la patiente elle-même, alors que Freud prend cela directement pour lui-même. En le lui disant, il entre dans son jeu, il fait entrer le désir de la patiente dans la réalité, et Freud se situe lui aussi dans cette réalité. L’analyse se porte vers l’imaginaire22, dans une dérive qui entraîne la rupture du processus.

Ce que nous dit encore Lacan, c’est que la fonction de la perversion est une fonction métonymique23 une chose à la place d’une autre. Maintenir son désir de ce qui devait lui être donné par le père, le phallus, par une relation imaginaire avec la dame, qu’elle aime pour ce qu’elle n’a pas. C’est ce phallus qui lui est refusé quand la dame la repousse. La chute a valeur de privation définitive. Niederkommt est bien la métonymie de ce qui est le ressort de sa perversion, donc l’amour pour le père. On comprend, étant donné la position de Freud, que le processus de la cure chute aussi, Freud laisse tomber24.

Par ses rêves trompeurs, la jeune fille défie Freud, comme elle a défié son père dans son amour pour la dame, manière à elle de prendr
e en compte le désir du père23.

Le cas du petit Hans nous apporte plusieurs configurations métonymiques, l’enfant et sa mère étant en place métonymique l’un par rapport à l’autre. L’enfant lui-même est en place de métonymie, celle du désir de phallus de la mère, mais il est à préciser que c’est lui-même tout entier qui est en fonction de métonymie et non pas seulement Hans comme porteur de pénis26. La mère devient son double phallicisé, et ainsi à son tour, Hans « fabrique une métonymie de la mère ».

Des signifiants exprimés par le petit Hans sont en contiguïté, tels Wegen et Wagen, avec ce que Lacan appelle un « transfert de poids grammatical »27, pour une « association métonymique qui à un mot répond en donnant le mot suivant qui peut venir dans une phrase ».
En allemand : Wegen = à cause de, Wagen = des voitures, Hans a dit : « A cause du cheval, peut-être j’ai attrapé la bêtise (Wegen dem Pferd) », la phobie est passée des chevaux aux voitures. Le poids de sens de ce Wegen est voilé et transféré au terme qui suit dem Pferd.
Conséquemment avec la phobie du cheval, nous sommes encore en plein dans un processus métonymique28.

Lacan revient sur la définition de la métonymie comme transfert de signification le long de la chaîne, pour ensuite affirmer qu’ « il n’y aurait pas de métaphore s’il n’y avait pas la métonymie »29. « Un certain décalage existe toujours du signifiant à la signification, et c’est ce qui fait de toute signification … un facteur essentiellement métonymique »30.

« La métonymie est ce phénomène qui se produit dans le sujet comme support de la chaîne signifiante. Du fait que le sujet subit la marque de la chaîne signifiante, quelque chose est foncièrement institué en lui…, et qui n’est autre que la possibilité du glissement indéfini des signifiants sous la continuité de la chaîne signifiante » 31.
Ce glissement indéfini des signifiants qui est à la base du désir, est conséquence immédiate de l’organisation métonymique de la parole. Il faut alors la métaphore pour arrêter ce glissement, à savoir la métaphore paternelle, pour générer du sens, et un sens nouveau ; sinon « le courant continu du signifiant reprend son indépendance »32 comme dans la psychose, où « cela se met à parler tout seul ».

A reprendre la question du désir ainsi articulée à celle de la métonymie, on rencontre quelques formules ramassées de Lacan : « le désir est la métonymie de l’être dans le sujet ; le phallus est la métonymie du sujet dans l’être »33.
La figure du tore avec les deux cercles, l’année sur « L’identification », apporte par les spires une représentation de la succession des demandes qui se répètent, ce qui dissimule un autre cercle, celui du désir, métonymie de toutes les demandes, désir inconscient dissimulé au sujet34.
Le désir est bien sous la dépendance de la demande ; celle-ci qui s’exprime en signifiants, laisse un reste métonymique, élément qui sera impasse, insatisfaction, impossible, et méconnu, c’est le désir, « résidu de l’effet du signifiant dans le sujet »35.

 

Quelques prolongements

 

Dans la cure, l’interprétation concerne la métonymie, et le désir auquel elle est identique36.Le désir en effet est la métonymie du manque à être (voir plus haut). Et l’interprétation concerne le désir par l’équivoque, l’allusion.

Dans le discours de l’Autre, le sujet en repère les manques : « Pourquoi tu me dis ça ? ». Que veut l’Autre ? Dans les coupures entre les signifiants du discours est la métonymie, c’est le désir « tel le furet »37. Ou encore l’énigme du désir de l’adulte envers le jeune sujet qui ici, va répondre en proposant sa propre perte, le fantasme de sa disparition, de n’être rien pour l’Autre (voir Hans à l’arrivée de sa soeur, vis-à-vis de sa mère), le fantasme de sa mort : « L’Autre peut-il me perdre ? », ce sera par exemple encore l’anorexie mentale, ou tout autre symptôme.

Du côté de l’objet, il est établi comme métonymique, dès le séminaire sur « La relation d’objet », Lacan y revient plus tard et le pose comme objet a. Reprenant le graphe mis en place au temps de ce séminaire de 1968, il indique38 qu’il se situe en i(a), mis en correspondance avec m le moi.

Avec l’introduction en 1971 du plus-de-jouir, Lacan indique que « c’est à ce niveau que se fait l’opération de la métonymie ». Il explique que cette notion, il l’a définie à partir de la relation d’objet telle qu’il l’a dégagée de l’expérience freudienne, mis en lien avec la notion de plus-value de Marx39. Ce plus-de-jouir est essentiellement un objet glissant au sein de la phrase.

Or « l’objet a, c’est ce que suppose de vide une demande, dont ce n’est qu’à la situer par la métonymie, c’est-à-dire par la pure continuité assurée du commencement à la fin de la phrase, que nous pouvons imaginer ce qu’il peut en être d’un désir qu’aucun être ne supporte ». Ce qui est explicité ainsi : « dans le désir de toute demande, il n’y a que la requête de l’objet a, de l’objet qui viendrait satisfaire la jouissance » 40 .41

 

Notes

[1] Lacan, Séminaire, Livre III, Les psychoses, séance du 2/5/1956, p.250, 251 (Seuil,1978).

[2] Freud, L’interprétation des rêves, p.159 (P.U.F. 1971).

(3) Freud, idem, p.452.

(4 )idem, p.52, 53.

 [5] Freud, L’inconscient, in « Métapsychologie », p. 115, ( Payot, 1972).

 [6] Cf. Lacan, « L’instance de la lettre dans l’inconscient », 1957, in Ecrits, p.505, 511, (Seuil 1966).

7 Lacan, Séminaire Livre III, op.cit., séance du 2/5/1956, p.250, 251.

 (8) Lacan, Séminaire, Livre IV, La relation d’objet, séance du 23/1/1957,
p.145 (Seuil, 1994).

 [9] Freud, L’interprétation des rêves, p. 120.

 (10] Lacan, S Livre III, op.cit., séance du 9/5/1956, p.259.

 [11] Voir Lacan , Séminaire Livre III, op.cit. p.259, et Séminaire Livre IV, La relation d’objet, séance du 27/2/1957, p.183.

 [12] Gisèle Chaboudez, L’équation des rêves, Denoël, 2000, p.88.

 [13] Joël Dor, Introduction à la lecture de Lacan, p.74, Denoël 1990.

 [14] Le trope est une figure par laquelle on emploie un mot dans un sens différent de celui qu’il a normalement.

 [15]Dans la métaphore dont la formule est : F (S’ / S) = S (+) s, ou S/S’. S’/x –> S (I/s), il y a substitution d’un signifiant à un autre, ce qui produit un effet de signification. Le signe + placé entre parenthèses manifeste le franchissement de la barre, et la nécessité de ce franchissement pour qu’émerge la signification (Voir Lacan, Ecrits, L’instance de lettre dans l’inconscient, p.515).

 (16), Joël Dor, op.cit. p.121.

 [17] Lacan, L’instance de la lettre, op.cit., p.518.

 [18] Joël Dor, Introduction à la lecture de Lacan, tome II, p.155, et 183 (Seuil, .

 [19] Lacan, Séminaire, Livre III, op.cit., séance du 9/5/1956, p.260.

 [20) Lacan, Séminaire, Livre IV, La relation d’objet, séance du 23/1/1957, p.14, (Seuil, 1994).

 21, Freud , L’interprétation des rêves, op.cit. p.263, 264.

 22] Lacan, Séminaire livre IV, op.cit. séance du 27/3/1957 , p.263-264.

 [23] Idem, séance du 23/1/1957, p.145.

 [24] Lacan , Séminaire, Livre X, séance du 16/1/1963, p.133, Seuil, 2004.  

 [25] Lacan, Séminaire livre XI, séance du 29/1/1964, p.38-39, Seuil, 1973.

 

26 Lacan, Séminaire Livre IV, op.cit., séance du 20/3/1957 , p.242, 244, 245.

 

27 Lacan, idem, séance du 8/5/1957, p. 317, 318.

 

28 La métonymie s’illustre encore avec l’oubli de mots. Ainsi l’exemple bien connu de Signorelli, (Séminaire, Livre V, séance du 20/11/1957, p.60, Seuil, 1998).  « Le Herr joue le rôle et tient la place de l’objet métonymique, objet qui n’est nommé que par ses connexions. La mort, c’est le Herr absolu. Quand on parle du Herr, on ne parle pas de la mort ».

 

Le mot d’esprit permet encore de retrouver le procédé de la métonymie. Un autre exemple apporté par Freud : Henri Heine se trouve dans un salon avec un poète comme lui, qui lui dit à propos d’un homme riche très entouré : « Vous voyez, le XIXe siècle adore le veau d’or ». Henri Heine répond : « Oh, celui-là doit en avoir passé l’âge » (Freud, Le mot d’esprit … p.75, Gallimard, 1974). Freud indique que Henri Heine n’a « pas pris veau d’or dans son sens métaphorique, mais dans un sens personnel en l’appliquant à l’homme de finances lui-même » (id.). Lacan remarque qu’il s’agit d’un « mot d’esprit métonymique » où le mot veau est pris dans deux contextes métonymiques différents (Séminaire Livre V, séance du 20/11/ 1957, p.62). Henri Heine prend le mot veau dans un autre sens qui celui qui est apporté initialement (id. p.71), non pas l’idole qu’est le veau d’or, mais le veau, l’animal bovin jeune.

 

[29] Lacan, Séminaire Livre V, op.cit., séance du 27/11/1957, p.74, 75.

 

[30] Id. 25/06/1958, p. 478.

 

[31] Lacan, Séminaire, Livre VIII (Seuil, 2001), séance du 1/3/1961, p.206.

 

[32] Lacan, Séminaire, Livre III, séance du 20/6/1956, p. 330.

 

[33] Lacan, Séminaire, Livre VI (inédit), séance du 12/11/1958.

 

34 Lacan, Séminaire, Livre IX, inédit, séance du 28/3/1962.

 

35 Lacan, Séminaire Livre XI, séance du 22/1/1964, p.141.

 

36 Lacan, id. séance du 13/5/1964, p.161.

 

37 Lacan, id. séance du 27/5/1964, p.194, 195.

 

[38] Lacan Séminaire, Livre XVI (Seuil, 2006), séance du 27/11/1968, p.50, 54.

 

[39] Lacan, Séminaire, Livre XVIII (Seuil, 2007), séance du 10/2/1971, p.48, 49, 50.

 

[40] Lacan, Séminaire, Livre XX,  (Seuil, 1975), séance du 15/5/1973, p.114.

 

[41] Ce travail a été exposé au séminaire d’Analyse freudienne à Grenoble, en janvier 2011.

 

 

Marie-Claude Baïetto

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