Demi-journée d’étude de Paris du 22 mars 2014
Sauver le sujet de l’Inconscient serait-ce la tâche de la Psychanalyse aujourd’hui ? Les mutations dans le champ social affectent nos divers rapports sociaux et ne sont peut-être pas sans incidence sur notre vie psychique. La psychanalyse, en effet, ne peut plus penser les choses comme si rien n’avait changé depuis l’écriture par Freud du « Malaise dans la culture ».

 Pourtant la tâche de la psychanalyse ne relève ni de la sociologie ni de l’histoire et, encore moins, d’une quelconque défense d’une « Weltanschauung » (vision du monde). Néanmoins, la problématique de l’individu et du social reste de son ressort. Comment un sujet traite-t’il de son désir dans une société qui proposerait de satisfaire pleinement tous les désirs ? Cela reviendrait-il alors à renoncer à se définir comme Sujet de l’Inconscient puisque le ‘social’ y pourvoit?
Si le mode actuel de jouir n’est plus médiatisé par les signifiants ne serions-nous pas de ce fait, à l’aube d’un ‘néo sujet’ ? Ou bien pouvons-nous encore attendre de la psychanalyse qu’elle restitue au sujet ce qui le fonde, à savoir une jouissance adossée aux lois du langage ?
Cette fonction éminemment « politique » relève, pour le moins, d’une discursivité qui écarte la psychanalyse de toute « Science Sociale », puisque le Sujet de l’inconscient est toujours en rapport au grand Autre. Dans cette perspective, le sujet n’est pas l’individu et l’Autre ne saurait se confondre avec le collectif, même si le fonctionnement du social est organisé sur le même mode que celui qui constitue la névrose individuelle, à savoir le refoulement …

 

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