Je vous remercie au nom de l’Association Analyse Freudienne, au nom du Group
de Pédagogie et Psychanalyse et en mon propre nom votre présence ici à ceux et
celles qui font une exposition, les coordinateurs, les assistants, tous les impliqués
dans les tâches d’organisation, c’est à dire, à tous et chacun de ceux et celles qui y
participent.

 Je veux aussi remercier Cruz Roja de nous céder ce lieu magnifique qui nous a
permis mener en avant ces Journées, spécialement à D. Ato Navarro, Vice-président
de l’association, qui nous a facilité très vite toutes les gestions, ainsi qu’à Da Ma
Ángeles Quintanar de par son agilité pour mettre à l’œuvre toutes les questions
nécessaires dans la préparation de ce rencontre.
Qui me connaît bien, sait combien fort est mon désir de faire transmission de ces
idées qui soutiennent ma vie, de mon engagement ferme à renvoyer aux autres
les pensées qui me semblent faire de l’être humain quelqu’un de plus humain
et plus libre. Aujourd’hui je considère que c’est la psychanalyse, l’expérience
psychanalytique, celle qui va nous aider à nous approcher à cet statut. Une plus
grande liberté, une plus grande responsabilité. J’appelle à ceci dans ces Journées,
à nous faire les maîtres de nos désirs, à nous confronter avec nous mêmes à la
lumière de deux grandes disciplines: la psychanalyse et l’éducation, les deux
perturbées par raisons diverses parmi lesquelles l’avancée d’un cientificisme
technologique qui sous-tend le discours capitaliste.
Je vais avancer autres idées même si elles vont surgir sans doute dans la voix de mes
collègues:
Que l’Education et la Psychanalyse ont des objectifs différents. Il ne s’agit pas
d’éduquer à partir la psychanalyse, ni non plus de soigner à partir l’éducation.
Les deux devront reconnaître leurs limites pour pouvoir échanger et se servir
l’une de l’autre.
En Espagne, les théories éducatives se réclament de la psychologie
cognitiviste, très proches du conductisme. Nous voulons nous éloigner
de ces positions qui cherchent des supposées certitudes d’efficacité que,
cependant, n’éveillent pas un désir d’apprendre mais, fondamentalement,
une préoccupation par les examens, les bonnes notes et par le besoin de
plaire…
Nous pensons que la conquête de la formation passe par ce que l’élève
se reconnaît capable et pour ceci, il faut que la fonction du maître soit
possibiliter que l’élève se sent capable d’accéder à la culture. Pour ceci il
n’est pas nécessaire que l’enseignant présume de son savoir, mais qu’il crée
les conditions. L’élève n’est pas l’objet qui va faire croître son narcissisme.
Au contraire, le maître doit maintenir une position éthique grâce a laquelle
les élèves soient placés en tant que sujets; dans un lieu qui permette que le
désir émerge, où l’élève ne se conforme pas et continue sa quête, continue à
désirer.
Pour pouvoir vous faire ces propositions, nous avons organisé le programme
qui suit, avec les formats suivants:
* D’abord le cinéma, comme vous avez vu, qui va nous servir de
leit motiv de la première conférence tout suite: Sans désir il n’y a pas
éducation.
*Une deuxième conférence le samedi: ”Constitution du sujet de
l’inconscient”.
*Cinq tables: « Expériences éducatives, des regards à partir la clinique,
le bilinguisme (l’apprentissage des langues, la langue de l’inconscient)
l’autisme —très important pour être aujourd’hui la frontière dans
laquelle semble se jouer la bataille d’idées autour la conception du
sujet— et, finalement, va nous accompagner Juan Carlos Ortega pour
nous raconter sa version sur quel type d’élèves veut fabriquer l’école:
des auteurs ou des imitateurs, ses expériences en tant qu’élève, et ses
souhaits.
*Vin et repas.
Pour ceux qui ne sont pas très habitués avec certains concepts de la
psychanalyse, je vous dirais que c’est important ne pas vouloir avaler
tout d’un coup, mais le petit à petit; au début on écoute la musique et
plus tard aussi la lettre.
Nous passons à la première conférence…
 

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