Psychanalyse dans la Rue: un pari face à l’extrême Adriana de Oliveira Rangel. Reims 2017

Psychanalyse dans la Rue: un pari face à l’extrême

Convergencia, Reims 2017

Adriana de Oliveira Rangel[2]

 

Il y a un an et demi nous avons commencé un travail clinique et une recherche en psychanalyse avec des personnes en situation de rue dans la ville de Cuiabá-Mt, dans le centre historique, un point connu comme « Beco do Candeeiro ». L’endroit c’est une blessure ouverte dans la ville. Aux alentours trois enfants ont été massacrés, en 1998 par un homme qui faisait partie d’un groupe de la milice d’extermination, appelé « A Firma »1. L’’homme a répondu aux demandes des commerçants locaux qui voulaient se débarrasser de ces garçons, qui trainaient dans la ville et commettaient de petits délits. Le massacre a été commandé pour les quatre, dont trois sont morts et un a échappé vivent : Edilson. Edilson (le survivant) a reconnu l’accusé deux fois en se basant sur différentes photos de profil et de face, quand il était en prison. Ce fut la raison pour laquelle le Ministère Public de l’État a ouvert un procès contre l’homme a accusé, mais il a été innocenté par manque de preuves. Le jury populaire n’a pas eu confiance dans ce qu’a dit le survivant parce « qu’il était drogué la nuit des assassinats). La version sur qui les ont assassinés et qui a ordonné le crime raconté ici, c’est le récit du survivant lors du jugement.

Après le massacre un sculpteur, Jonas Correa, a fait une sculpture qui représente la tragédie vécue par les trois enfants et leurs regards horrifiés devant la mort. Un matin, il a mis cette sculpture à l’entrée du Beco do Candieiro, une ruelle qui fait la liaison d’une petite place à l’autre. Une sculpture quasiment invisible d’hommes invisibles. D’autre part, la statue parle aux passants. Elle est aussi très importante pour ceux qui circulent dans l’aube à cause de son expressivité. Pour plusieurs fois nous avons témoigné des conversations d’ivrognes et de gens drogués qui s’identifiaient avec la souffrance de ces enfants tombés par une réalité de l’abandon et de la mort, de la faim et surtout la peur de la police. Un soir, un homme, humilié, lui aussi victime des oppressions et menaces de policiers et après avoir pleuré et vomit, a embrassé la sculpture en disant « Je vais mourir comme mes petits frères ! »

Notre premier contact avec la population qui vie dans la rue a été fait par une intervention artistique proposée par le même sculpteur Jonas Correa. C’est lui qui nous a emmené dans le champ, c’est lui qui nous a présenté aux jeunes qui à l’époque, encore des garçons, ont aidé aussi à mettre en place la sculpture dans le lieu. Nous avons continué le contact avec ces habitants de rue une fois par semaine, en offrant à cette population le « Dispositif Analytique de la psychanalyse). Ces personnes étaient en majorité des délinquants et toxicomanes. Des gens qui se « terraient n’importe quel trou ». Une expression utilisée par eux pour indiquer le lieu comme se cachaient pour dormir, c’est-à-dire, dans des maisons abandonnées où ils vivent collectivement. Le Bureau de la Santé, estime une population d’environ 120 habitants dans cette région. Cette information conceptualise de façon précise du domaine de la clinique et de la recherche que nous allons traiter ici.

Le champ que nous travaillons c’est le champ de la guerre contre les drogues. La « Crackolândia » (terme utilisé pour désigner le lieu d’achat et de consommation du crack) du centre-ville, capital du département du Mato Grosso. Cependant, on peut dire que ce territoire est au sens littéral du terme un champ de guerre dû à la violence policière, aux internements forcés, aux cambriolages, aux disparitions et aux morts. L’augmentation croissante de la consommation du crack a conduit le gouvernement brésilien à chercher des réponses à cette « épidémie » terme utilisé dans les médias en faisant étalage des discours de justice et de la santé imprégné d’une idéologie dominante.

En ce moment, au Brésil nous vivons un changement politique qui fait retour de la logique d’asile, (maisons de fous) en sécrétant et en stigmatisant les toxicomanes comme « dépendants chimiques ». L’État a une tendance minime, dirigé par une politique néo-libérale en faveur des intéresses du capital financier. Le Système Unique de Santé (SUS) s’écroule et la santé laisse peu à peu d’être un droit du citoyen qui fait partie de l’assurance fournie par L’État. Ce service passe donc à être offert par des partenariats public-privés. Nous avons témoigné ce qui dit Caetano dans la musique “Dehors de l’Ordre” : “ Ici tout semble qui est encore construction et déjà est la ruine.” Qui est dans l’assistance à la population souffre les effets d’être dans cette guerre.

Dans de nos jours, il y a une prolifération d’institutions appelées « Communautés Thérapeutiques” », liées aux églises protestantes, dansa majorité, qui réalisent d’internements involontaires, en attendant les demandes des familles et le soutien de la justice. Devant cette inefficacité de la santé publique, déjà une ruine et en nom de la « santé et de l’ordre », l’internement apparaitre comme la seule possibilité de traitement. Ces communautés se présentent comme des prisons, où les internes sont obligés au travail et la prie.

Le traitement est fondé sur le sevrage de la drogue et les internes sont-ils détenus par des périodes de neuf mois. Cette pratique de détention coexiste au même domaine de soin, où ce qui reste du SUS et sa politique de santé mentale pour l’alcool et des drogues est basé sur « La réduction des dégâts ». C’est-à-dire, une politique publique que n’adopte pas le sevrage, comme moyen de traitement et se dirige vers la question des drogues en mettant l’accent sur la réduction des dégâts causés par elles, y compris la transmission des maladies transmissibles.

En aidant les gens dans la rue nous avons écouté un peu ses souffrances dès la petite enfance, des familles brisées, chômage, sous-emploi et expulsion. La vie dans les rues c’est la vie de ceux que n’ai pas eu sa place sur le marché du travail, de ceux qui ont perdu les liens affectifs fondamentaux de soutien et l’appui. La vie est nue comme a désigné Agamben, la vie sens droits assurés, la vie vulnérable soumettre à toute sorte de maux. Le marché produit des réformes technologiques que jette des travailleurs « non-qualifiés » dehors du tissu social. Nous ne pouvons pas nos leurrer en pensant que la consommation des drogues c’est la cause de la question. On est en face d’un capitalisme qu’élimine milliers de travailleurs considérés superflus, comme marchandise sans valeur dans un monde globalisé.

L’analyse de la marchandise selon la forme de production capitaliste révèle une dimension complexe. La marchandise et sa circulation présupposent, dans la théorie marxiste, deux types de valeurs : la valeur d’usage et valeur d’échange. Lorsque que Marx développe la notion de fétiche de la marchandise, il va expliquer que la marchandise dans les temps capitalistes perd l’idée de ce que l’institution de sa valeur, ce qui est une qualité relative par rapport aux autres marchandises de qualité et qui donne à chaque marchandise un « valeur relative ». La « monétarisation », c’est-à-dire la manipulation à son vrai sens du système monétaire, qui donne une fausse impression qu’elle cache le pont d’origine des institutions de valeur, et attribue à chaque merchandise une « valeurs en soi », ce qui serait un refus de l’institution de valeur, de son origine ou de sa « détermination reflet » nommée par Marx. (Zizka, 1996).

Zizek nous aide à comprendre la pensée Marxiste. Le vrai changement est survenu lors du passage du féodalisme au capitalisme, donc ce refus qui existait déjà avant « dans les relations entre les hommes » et qui passe à s’établir « dans les relations entre les choses. Ce changement n’a pas eu lieu au hasard, il est arrivé avec l’établissement de la quantification d’un produit particulier : la force du travail. Le déplacement de la répression de l’institution « maître / esclave » – « relations entre des hommes » – vers la répression de l’institution de la monétarisation – « les relations entre les choses » -et ça n’était pas plus que le déplacement de la répression de le démentir et donc continuer à cacher l’exploitation de l’homme par l’homme. Ainsi nous suivons avec Zizek et Lacan, où Marks a inventé le symptôme. (Zizek 1996).

Le fétichisme de la marchandise et la logique de la plus-value chez Marx à donne la possibilité à Lacan de schématiser l’objet du plus-de-jouir dans la logique de la parole. Ce point d’une pure perte, la perte réel, impossible d’être complètement transformé en profit, la perte du tissu de nos vie qui ne peut être réduite à aucune valeur quantifiable, cette jouissance, qui entre dans la liaison sociale. Dans la lecture psychanalytique le fétichisme présente toujours une lecture cynique des phénomènes. L’objet fétiche, de cette façon, c’est toujours un objet qui fait obstacle à la castration, où la castration est démentie. La notion que Marx s’approche en expliquant que la marchandise se fétichise quand « on dément son point d’origine » donc elle cache sa partialité, sa relativité, sa castration. À partir des années 80 le fétichisme de la marchandise gagne un succès du tonnerre avec la croissance de la médecine comportementale et les neurosciences (Elia, 2013).

Les marchandises sont de plus en plus produites pour démentir la castration et, en outre, elles sont de plus en plus aussi produites par la science. Nous pouvons nous interroger sur quoi a passé avec la science dans sa production actuelle caractérisée par le désengagement épistémologique, ou même, comme dit Lacan, sur le que peut être a passé avec les étudiants, les bien-aimés de la nation ? Nous savons : « Ils sont bien-payés pour ça ». La radicalisation de la marchandise comme objet fétiche se révèle maintenant dans la médicalisation massive et a donné le ton d’engourdie à la population avec ses ritalines et ses antidépresseurs diffusés massivement. Mais ici ce qui nous intéresse est de mettre en lumière la façon dont la copulation du capitalisme avec la science produit une idéologie fétichiste qui vient de plus en plus de proposer des solutions du « démenti ». Au sein de cette idéologie fétichiste tout ce qui se répand c’est la consommation d’objets, qui apparaissent toujours des objets brillants, révélant un sujet pétrifié devant la mise en scène de la rencontre avec l’objet total. Idéologie, l’obsession et la ségrégation sont articulées dans la même logique du capitalisme.

Depuis les années 60 dans la « guerre contre la drogue » aux États-Unis a déplacé le sujet d’un axe sanitaire en 1914 à un axe guerrier en 1964 qui détermine également un passage politique de la lutte contre la subversion pour lutter contre les drogues (BATISTA, 2014). Au Brésil, ce passage est visible surtout dans les années 1990, avec un déplacement de la cible de campagnes contre la consommation du crack. On peut remarquer un changement dans ce qui concerne ces campagnes. Qui laissent d’être diffusés de façon simple, avec la distribution des affiches par le Ministère de la Santé en mettant l’accent sur « les mauvais effets » et passe au tapage médiatique qui met l’accent sur les aspects physiques des dépréciés des toxicomanes, une question ´qui présuppose une image corporelle des toxicomanes. L’image qui radicalise l’altérité de ces consommateurs c’est le corps imaginé du « nóia » (RUI, 2004). Nóia, vient du mot paranoïa et est utilisé des drogués quand ils faisaient référence leur mêmes.

Taniele Rui, auteur du livre « Nas tramas do crack » « Dans les trames du Crack » dans lequel elle va chercher à comprendre comment ce phénomène social – la consommation abusive du crack en plein air. L’auteur va démontrer que l’expression « Noia » possède différents aspects par les toxicomanes, par des politiques publiques et aussi par les médias. Par des drogués ce mot assume une catégorie qui désigne un état de transition sur lequel ils entrent ou sortent en dépendant des possibilités d’accès aux substances illégales. Pour les premiers, la catégorie fait référence à un état de transition dont il est issu et va en fonction des possibilités d’accès à des substances illégales – avoir ou non d’argent – de l’état physique et du lieu/ territoire où ils sont. Pour les deuxièmes, le terme devient une catégorie d’accusation « (…) justifie tout le mécanisme répressif, assistance, religieux, médiatique et sanitaire existent. » (RUI, 2014, p.22). Dans ce sens, le « corps imaginé Noia » maintient la forme de l’état d’exception au Brésil. La diabolisation du trafic a renforcé les systèmes de contrôle social en favorisant un investissement élevé dans le système de justice pénale et une politique permanente de génocide et de violation des droits de l’homme par le biais des tribunaux spéciaux où les processus de mort dans confronte État versus « trafic » sont analysées par exception et non par la règle (BATISTA, 2014).

La compulsion et l’extermination vient d’être deux côtés d’une relation immédiate de l’État avec la Société et déroule une violence qui se fait sentir dans les fissures et des régions périphériques des villes. Pour tout ça que faire de clinique au Beco, c’est quelque chose comme être en face à l’extrême, en face de la médiation symbolique, devant cette relation double de l’État avec la société de façon i-mediate comme nous avons dit Luciano Elia. Dans sa nouvelle tendance cynique, l’État (d’exception), se prédispose à une relation, où, le troisième est inexistant, ça veut dire, de politiques publiques élaborées collectivement pour établir des pactes dans divers domaines (ELIA, 2013). Lorsque la médiation symbolique échoue, les sujets passent à l’acte, en déclenchent une violence croissante de façon idéologique par les médias. La police violente, en répétant un trainement répressif, en face d’une problématique sur laquelle ils sont impotents pour résoudre. Comme a dit un policier, une fois : Ça n’est pas un problème de la police ? Qu’est -ce qu’on est en train de faire. On leurs arrête aujourd’hui et ils leurs libèrent demain, il n’y a pas de solution.

« La réalité du discours soutient le monde » ce que nous avons appris de Lacan à travers son « schéma de quadrupède » de ce que la vérité du discours n’est pas en contact avec le produit, avec le reste qu’il produit. Lacan fait fonctionner ce reste dans le domaine politique et cela ouvre une nouvelle compréhension de l’idéologie et de la critique du capitalisme. Un aspect de cette approche conceptuelle entre Freud et Marx, dès lors Lacan se fait postérieure quand on prise la notion de fétiche de Marx et le concept de fétiche de Freud en réponse à la castration. Il faut défendre la psychanalyse comme une politique dans ce point, ce qui c’est la psychanalyse qui apportera l’importance de l’objet a et comme elle rentre dans les équations discursives en jeu dans le lieu social. Le discours d’analyste va-t-il opérer avec a au lieu d’agent, est un discours agencé par l’objet a. Notre pari se fait dans le sens de ce que ce mécanisme discursif – l’analyste – politique peut, autant que dans la clinique. La psychanalyse fait un trou dans l’idéologie, car tout ce que nous pouvons vérifier de ce qu’on dit à propos de la drogue à partir de la science on le voit reproduit dans les paroles de ces gens qui parlent d’eux-mêmes et des drogues dans leur vie de façon déformée et caricatural. Ils sont collés à cette représentation des ordures, par ailleurs, que l’autre les impute.

Dans la même logique du capital qui meut le monde, ils sont dedans quand ils sont accrochés à cette consommation et cette « bousculade » de la vie autour d’organiser l’argent pour acheter la « pierre » de telle façon qui je suis arrivée d’entendre un petit dealer lorsqu’on lui a demandé pourquoi il n’allait pas à la CAPES (Centre de l’Attention Psycho-Social – Sus), s’il avait apprécié l’employée que lui a assisté, il a dit : « Si je reste là une heure jusqu’à ce que je rentre, sont trois heures. Comment est-ce que je peux rester trois heures sans travailler ? Le temps c’est de l’argent, tante ! Le temps c’est de l’argent! On est tous impliqué dans cette logique du marché. Time is Money, il semble que soit le mantra du capitalisme. Cette expérience d’accueillir et d’écouter apporte comme retour des phrases qui disent : « Ah ! Je suis resté ici en train de parler de ces choses-là avec vous, je ne sais même pas combien de temps et aucun moment j’ai voulu me droguer, je n’ai pas vu le temps passer ». À ce moment qu’il a été hors de la bousculade – drogue/argent – le temps qui a passé, a été le temps de souvenir de la vie, de la narrative de l’existence, ce qui dans le temps n’est pas quantifiable, ainsi que cela de « plus-value » et qu’on ne peut pas comptabiliser. Le temps qui nous raconte dans nos histoires, ce temps subjectif, qui échappe à logique du capital, il nous c’est cher, impayable. Mais la voracité du capitalisme c’est « l’exterminateur du futur » quand ils veulent tout notre temps rentable.

Le pari de la psychanalyse comme la sortie de cet extrême, c’est d’apporter sa méthodologie clinique à la politique, que nos permets de lire la force pernicieuse du capitalisme. Nous pouvons dire à la rigueur qu’il n’y a pas de Discours du Capitaliste, c’est-à-dire, il s’agit de la limite du discours. C’est propre de la psychanalyse le pari au partiel et de la perte, dans ce qui n’est pas comptabilisé, alors le temps, comme a dit le professeur Antonio Cândido de Mello, qui est décédé récemment et qui continue à être rappelé dans les réseaux sociaux au Brésil :

 

Je pense que l’une des choses les plus sinistres de l’histoire de la civilisation occidentale est le fameux dicton attribué à Benjamin Franklin, « le temps est de l’argent ». Ceci c’est une monstruosité. Le temps n’est pas l’argent. Le temps c’est le tissu de nos vies. C’est la minute qui passe. En 10 minutes, je suis plus vieux. En 20 minutes, je suis plus proche de la mort. Par conséquent, j’ai le droit à ce moment-là. Ce temps appartient à mes affections. C’est d’aimer la femme que j’ai choisi et être aimé par elle. Pour vivre avec mes amis, pour lire Machado de Assis. Ça c’est le temps. Et justement la lutte par l’instruction du travailleur est la lutte par la conquête du temps comme une propre réalisation. La lutte pour la justice sociale commence par une revendication du temps : « Je veux profiter de mon temps afin de que je puisse m’humaniser ». Les bibliothèques, les livres sont-ils un grand besoin à notre vie humanisée.

 

 

Ainsi pour conclure ce travail, c’est l’heure de convoquer la réinvention de notre temps et la psychanalyse c’est notre arme dans cette guerre sens trêve.

 

Bibliographie

 

Andrade, T. M. d., 2011. Reflexões sobre política de drogas no Brasil. ARTIGO, pp. 4665-4673.

BATISTA, V. M., 2014. Atendendo na Guerra. Em: Atendendo na Guerra: dilemas médicos e jurídicos sobre o “crack”. 2ª ed. Rio de Janeiro: Revan, pp. 179 – 195.

ELIA, L., 201?. A ordem neo-liberal e a instituição da violência: os limites do humano. Rio de Janeiro: Inexiste.

ELIA, L., 2013. Política sem mediação e desordem simbólica na produção da violência social. Santiago: inexiste.

LACAN, J., 1985. O Seminário, livro 11: os quatro conceitos fundamentais da psicanálise. 2ª edição ed. Rio de Janeiro: Jorge Zahar.

RUI, T., 2014. Nas Tramas do Crack: etnografias da abjeção. São Paulo: Terceiro Nome.

SAFATLE, V, 20008. Cinismo e Falência da Crítica. São Paulo: Bointempo.

SAFATLE, V.2010, Fetichismo: colonizar o outro. Rio de Janeiro: Civilização Brasileira.

Veloso, C. 1991. Fora da Ordem. [ Gravação de Som] (Phonogram/Philips).

Zizek, S., 1996. Como Marx inventou o sintoma?. Em: Um mapa da ideologia. Rio de Janeiro: Contraponto.

Zizék, S., 1996. Introdução: O espectro da ideologia. Em: Um mapa da ideologia. Rio de Janeiro: Contraponto.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] Travail présenté à la Rencontre Franco-Brésilienne de Psychanalyse de Reims, 2017, sur le sujet              Psychanalyse et Psiquiatrie.

[2] Membre du Laço Analítico Escola de Psicanálise, Noyau Cuiabá MT, Brésil.

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