Le symptôme 3 – Construction et déconstruction – R. Lévy

LE SYMPTÔME, Construction et déconstruction – Séminaire III, Robert Lévy, 06/01/2010

Pour ce premier séminaire de l’année, je vais reprendre la question de la façon dont le symptôme se transforme dans l’analyse. Je trouve que c’est tout à fait crucial et essentiel.

 

Comment aborder la question du transfert sans aborder la question du symptôme ou bien en d’autres termes comment aborder la notion de construction du symptôme si ce n’est en abordant sa modification au cours d’une analyse. C’est-à-dire, il va bien falloir en parler ce soir, dans ce qu’on appelle la névrose de transfert.

Mais cette névrose de transfert appelée par Freud « névrose artificielle »[1] ou « névrose de transfert » ou bien encore « nouvelle névrose »[2] n’est pas sans rappeler qu’elle n’a de valeur que pour autant que l’on considère l’analyste comme formation de l’inconscient et le patient comme un sujet aimant son symptôme par dessus tout ; deux conditions sine qua non pour qu’il transfère cet amour pour son symptôme sur son analyste.

En d’autres termes, le symptôme acquiert une nouvelle signification au cours de la cure, une sorte donc de nouvelle névrose se révèle distincte de la névrose primitive, alors que d’autres symptômes peuvent disparaître à cette occasion et d’autres apparaître. On peut même lire le terme de « nouvelle maladie provoquée artificiellement » que Freud utilise dans la conférence 28[3]. Dans cette conférence, il parle là de « maladie de transfert » ou bien encore de « champ de bataille sur lequel nous finissons par nous emparer de la libido ». Alors, qu’est-ce que Freud essaie de nous dire ? Il essaie de nous faire entendre justement quelque chose de ce symptôme analytique. Ce qui suppose, ni plus ni moins, un choix qui détermine la conduite de la cure et sa direction en fonction de ce que l’analyste pourra souligner, ou bien du côté de l’interprétation, ou bien de celui du fantasme. Ce n’est pas du tout le même type d’intervention. Alors je reprendrai ce que Françoise Crozat a évoqué la dernière fois pour souligner la dimension transférentielle comme formation de l’inconscient ; c’est à dire, non pas tant comme un signifiant commun entre le patient et son analyste, mais comme les deux ailes d’une même hélice, pour paraphraser ce que Lacan faisait remarquer en son temps. Vous voyez que ce n’est pas du tout la même chose.

En effet, ce que Françoise évoquait la dernière fois, est le discours de son patient sur les femmes, « sa façon de parler des femmes d’une façon tellement magnifique » avait suscité chez l’analyste, le fantasme suivant : « Si j’avais eu 35 ans, je me serais jetée dans ses bras ».

Cette formulation est tout à fait intéressante car Freud décrit ainsi la névrose de transfert comme ce qui réussit « à conférer à tous les symptômes morbides une signification de transfert nouvelle et à remplacer sa névrose ordinaire par une névrose de transfert dont le travail thérapeutique va le guérir. » [4] . Ce que Freud ne dit pas c’est que l’analyste est, comme désir, partie prenante de ce remplacement d’une névrose par une autre. C’est très exactement ce que l’on voit se produire dans l’exemple que nous donne Françoise puisqu’elle fantasme une scène qui peut paraître, a priori, incestueuse, au sens où elle a quand même imaginé se retrouver dans les bras de son patient. C’est quelque chose de cet ordre là, c’est-à-dire de la transgression.

En effet, elle se trouve à la place de la mère du patient quand il évoque les détails concernant sa propre mère. Mais à une place de mère qui s’autorise pourtant à fantasmer une scène qui (c’est cela le plus intéressant), de par la réserve formulée sur la question de l’âge, « si j’avais 35 ans », modifie le rapport habituel du patient à sa propre mère qui elle, était véritablement incestueuse alors que le fantasme construit par l’analyste pose une sorte de renoncement à sa réalisation dans le moment même où son fantasme apparaît.

 

Cela pose un certain nombre de questions cruciales, me semble-t-il, pour la conduite de la cure. Entre autres, celle de savoir si l’analyste s’est identifié à cette mère : la réponse est non puisqu’elle dit clairement avoir été séduite par le discours de son patient sur les femmes. Ce qui compte ici c’est ce passage du symptôme de l’impuissance. Car il faut savoir que celui dont souffre le patient est l’impuissance. Symptôme du patient faisant qu’il y a donc un passage de l’impuissance comme symptôme à la privation dans la construction du fantasme de l’analyste. Cela me semble le point absolument essentiel pour comprendre ce qu’est une névrose de transfert et également ce qu’est une modification du symptôme dans l’analyse.

Analyste qui d’ailleurs se retient bien d’interpréter quoi que ce soit de la valeur « incestueuse » dans ce qu’évoque son patient et même dans ce qu’elle entend de la façon dont il la situe en lieu et place d’une mère.

Au contraire, ce que l’analyste introduit ici est une véritable transposition terme à terme, c’est-à-dire une transposition du symptôme impuissance par le renoncement, la retenue, on peut dire presque la castration qu’elle introduit dans son propre fantasme. C’est une forme d’énoncer là quelque chose qui justement fait que cela n’est pas possible.

Il me semble que dans ces cas particuliers de névrose obsessionnelle où la question du désir incestueux est toujours présent, et j’ajouterai de la même façon, dans les cas d’inceste effectivement mis en acte, il est très important de pouvoir faire l’expérience, dans le transfert, d’un amour qui ne soit pas incestueux de la part de l’analyste. Cela me semble être une question absolument essentielle, car c’est cet élément là qui va pouvoir à la fois reprendre la dimension de l’inceste comme transgression. Mais c’est aussi quelque chose qui va permettre, dans le transfert, de construire ou de reconstruire quelque chose, là où le traumatique a fait trou. A savoir éprouver un amour qui ne soit pas de l’ordre de l’inceste.

C’est du reste la difficulté à laquelle se heurte en permanence, je dirais, les parents avec leurs enfants. Qu’il s’agisse d’un père avec sa fille ou d’une mère avec son garçon. Comment être dans un amour et dans une proximité telle, que cela puisse construire quelque chose de l’ordre d’une libido qui peut se développer, sans que la reconnaissance de son enfant comme femme ou comme homme puisse se produire au-delà et en deçà d’une substance incestueuse. On voit bien, ensuite dans les analyses d’adultes comment, si cette construction s’est faite dans un sens ou dans un autre, cela a évidemment des conséquences complètement différentes.

Je crois que c’est ce que nous montre assez bien Françoise, ce qui contribue bien évidemment à ce que le symptôme se perde comme l’indique encore Françoise dans son très beau lapsus : « il a perdu son impuissance ». En effet il y a perte de quelque chose et c’est pour cela que l’impuissance disparaît ; mais il ne peut y avoir perte de ce quelque chose perdu que si du côté de l’analyste les choses se posent également en termes de perte, comme la condition adoptée : « si j’avais 35 ans » nous le montre bien.

Donc pas de névrose de transfert sans que l’analyste y contribue et pas d’effets de changement du symptôme par la névrose de transfert sans que le refoulement s’engage dans la partie pour produire alors ce que l’on appelle le sympt
ôme analytique.

De la sorte, le symptôme apparaît alors comme une jouissance encapsulée, paradigmatique de toutes les formations de l’inconscient. L’inconscient lui-même n’étant que l’activité du processus primaire réalisant un premier déchiffrage, une sorte de déplacement au sens de l’enstellung des mouvements pulsionnels comme figures de l’accomplissement de désir. La condensation et le déplacement qui sont des opérations exercées sur des éléments signifiants sont autant de passages de cette écriture primitive de la pulsion à la parole, et donc des processus de transformation de la jouissance en dire.

Il s’agit bien de transposer terme à terme le symptôme initial dans le transfert de telle sorte qu’à la fin il ne soit plus que symptôme analytique du transfert. L’intervention du symptôme dans le transfert reste alors très centrée dans le fantasme ; dans ce cas la production d’une nouvelle signification du symptôme, sous transfert, semble se réduire à l’inclusion de l’analyste dans le fantasme, lequel tient souvent la place du père ou de la mère comme on vient de le voir, ce qui ne donne guère de limite à la compulsion de répétition.

Mais on ne peut envisager cette façon de traiter le symptôme que si et seulement si on envisage la relation entre un symptôme et sa signification comme étant la relation entre pulsion et sens. En sachant que la pulsion n’a pas de sens en elle-même mais en acquiert un dans la mesure où elle est interprétée par l’inconscient qui justement trouve son mode d’expression la plus fondamentale dans le symptôme.

On peut donner un exemple de ce nouage symptôme fantasme et sens de la pulsion dans le chapitre IX de l’homme aux loups et plus particulièrement dans ce paragraphe où Freud analyse l’évolution des symptômes de son patient en tant que pulsion orale.

 

« Le but sexuel de cette phase ne peut plus être que le cannibalisme , l’ingestion d’aliments ; chez notre patient, un tel but extériorise, par régression d’une phase supérieure, la peur d’être dévoré par le loup […] Nous avons déjà exposé dans une autre occasion l’idée que le père de notre patient avait coutume d’adresser à son fils de telles menaces sur le mode humoristique , jouant avec lui à être le loup ou un chien qui allait le dévorer. Le patient confirma le soupçon avec sa singulière conduite dans le transfert. Combien de fois reculait-il devant les difficultés de la cure en se réfugiant dans le transfert, il menaçait avec la dévoration et ensuite avec toute une série de mauvais traitements, ce qui ne constituait qu’une expression de tendresse.) [5].

Ce que l’on pourrait appeler reviviscence dans le transfert des éléments pulsionnels vécus par ailleurs sont déjà le résultat d’une transposition dans la névrose de transfert et pas seulement une pure répétition. On a toujours tendance à faire comme si ce qui ce qui se jouait justement de ce retour des modalités pulsionnelles antérieures dans la névrose primaire dans le transfert, était une simple répétition. Mais pas du tout ! A partir du moment où c’est déjà dans le transfert, c’est déjà un mode de transposition qui est déjà effectué, ce n’est pas une simple répétition. Ou bien si c’est une simple répétition, alors le transfert est la répétition de la névrose antérieure et comme cela l’affaire est pliée et il n’y a plus rien à en dire ! Non pas du tout, ce qui se passe dans ce qu’on entend par répétition dans le transfert, est déjà un mode de transposition. Il y a déjà un changement, pas une simple répétition. Un changement, du fait même de la mise en place de cette névrose de transfert

Mais cette première transposition dans le symptôme analytique est déjà, puisque ce n’est pas une répétition, ce que l’on peut appeler un nouveau symptôme qui demeure d’ailleurs comme le symptôme initial dans une sorte d’intentionnalité.

Je crois que ce qu’il y a véritablement à entendre dans le travail analytique est l’intentionnalité du symptôme qui recouvre au cours de la cure des modalités différentes. Au cours de la transformation du symptôme, c’est l’intentionnalité qui se modifie.

Alors, on voit bien que pour que le symptôme analytique s’établisse il faut bien pouvoir dépasser le plan des phénomènes ou plus exactement l’apparence du symptôme pour l’articuler aux signifiants de l’histoire du sujet. De telle sorte qu’à ce moment de l’articulation en signifiants, le symptôme apparaisse comme un vouloir dire, en attente d’un destinataire adéquat. L’intentionnalité est à entendre aussi dans ce sens là.

 

Un exemple rapide d’un patient venu consulter pour une impuissance apparue spontanément s’articule en signifiant de l’histoire du sujet dès lors que l’analyste demande quand cela est apparu et que le patient s’aperçoive que l’apparition de son trouble de l’érection date très exactement de la demande en mariage qu’il a faite quelques mois avant à la compagne avec laquelle il vivait déjà avant ce moment là sans symptôme. Il faudra quelques associations supplémentaires pour qu’il articule instantanément cet évènement de corps avec la mort précoce de sa mère qui a été quelque chose de vraiment traumatique pour lui. Je n’entrerai pas plus loin dans les détails de la cure, mais tout cela pour évoquer l’idée qu’une vérité est toujours en souffrance dans le symptôme et ce patient impuissant à dire son désir en contradiction avec sa croyance en l’amour pour sa femme se trouve en effet dans l’impuissance à manifester son désaccord inconscient à ce mariage. Ce mariage signifiant forcément pour lui de faire des enfants et, par conséquent, se trouver à nouveau potentiellement dans une situation dans laquelle il s’était trouvé lui-même c’est-à-dire d’être un enfant abandonné par sa mère parce que la question de mort allait se poser.

On voit bien que tout cela se réarticule et que ce symptôme d’impuissance comporte non seulement une intentionnalité, à savoir, dire non à quelque chose avec quoi il est en désaccord inconsciemment, mais aussi, lui permet, par la construction de son symptôme, de ne pas se trouver ou se retrouver dans cette situation traumatique de la perte de sa mère. On voit bien que tout cela tourne autour de cette construction comme vérité en attente d’un dire et d’une adresse bien évidemment. C’est sur le point logique du rapport entre mariage et faire des enfants que se construit son symptôme. La difficulté dans ce cas là est si le patient révèle sa vérité il perd la bien aimée (qui ne peut pas être avec lui hors mariage et enfant pour des questions religieuses) mais s’il garde le symptôme de l’impuissance, il perd son désir pour gagner la belle qu’il perdra également car elle ne supporte pas bien ce nouvel homme châtré qui n’est pas celui qu’elle a choisi dans un premier temps.

Alors le viagra me direz vous, c’est exactement le parcours médical qui lui a été suggéré avant d’arriver jusqu’au cabinet de l’analyste, Viagra qu’il ne souhaite pas poursuivre, ayant l’intuition que l’aspect mécanique recèle une vérité que l’on ne peut pas masquer par un médicament. On voit bien que c’est avec cela que quelque chose de l’ordre d’une analyse va pouvoir se dérouler. C’est-à-dire qu’effectivement, s’il n’y a pas cette intuition, certains parlant d’insite, cette idée que le symptôme n’est pas là pour rien, s’il n’y a pas au moins cela, je crois que l’on ne peut rien faire du symptôme en tant que tel. Là, on se trouve confronté, dans notre pratique, sur ce fait qu’il y a des gens qui viennent avec des symptômes et qui en parlent en ayant quand même l’idée qu’il y a bien quelque chose à comprendre de tout cela puis d’autres qui viennent, effectivement, comme on vient soigner un
e grippe et à ce moment là, si on en reste là, c’est un peu la mer de sable… Mais c’est quelque chose que l’on entend assez rapidement.

C’est donc, sans doute, à partir de cette intuition que l’on va pouvoir avancer dans cette vérité cachée de son symptôme puisque au fond, cette intuition veut dire qu’il se pose d’emblée la question du transfert. Il s’adresse à quelqu’un supposé savoir quelque chose, nous sommes donc là dans le transfert analytique.

Je dirai que derrière toute impuissance masculine il y toujours un compte à régler avec une femme et que l’agressivité, contrairement aux apparences du symptôme est toujours au rendez vous. C’est certainement pourquoi Freud aborde la question des symptômes morbides en proposant que l’on constitue dans l’analyse une névrose de transfert qui permette que « nous réussissons surement à conférer à tous les symptômes morbides une signification de transfert nouvelle et à remplacer sa névrose ordinaire par une névrose de transfert dont le travail thérapeutique va le guérir »[6] .

C’est donc au prix véritablement d’un changement de politique du symptôme , c’est à dire que le patient cesse la politique de l’autruche que Freud nous invite à faire le constat qu’alors le patient peut venir à convenir de la vérité en jeux dans son symptôme et ainsi trouver une nouvelle relation avec la maladie qui de ce fait révèlera une nouvelle organisation symptomatique de nature à « laisser surgir » des troubles « jusqu’alors indistincts ».

 

Le transfert permet donc que le symptôme fasse signe de sens pour un sujet, la jouissance du symptôme et ce qu’il comporte de satisfaction se voient donc du même coup transférés au lieu de l’Autre comme jouissance supposée.

Le symptôme qu’une analyse peut traiter est donc un symptôme qui inclut l’Autre de la parole et de la jouissance. Il est une tentative de suppléance dans la réalité du sujet.

Or en analyse il s’agit alors de produire un nouveau détour de la libido, une nouvelle satisfaction substitutive qui passe alors par le détour du travail de l’inconscient et le défilé des signifiants de l’histoire du sujet.

Une dernière petite vignette : une véritable surprise attendait un patient souffrant d’une affection de la peau invalidante au point de ne plus pouvoir faire l’amour avec sa compagne, cette maladie se manifestait précisément autour des parties génitale et de l’anus, lorsqu’il en vint à s’apercevoir qu’il la punissait en ne la satisfaisant pas car, et ce fut là sa surprise, elle n’était pas à la hauteur de son idéal, à savoir un seul homme pour une seule femme. Discours qu’il ne tenait évidemment pas consciemment, mais en fait son idéal inconscient reposait sur ce point là. En effet sa compagne, ce qu’il savait déjà, avait eu justement de nombreuses aventures avant lui. Point sans importance a priori dont il s’était défendu jusqu’alors mais qui s’était révélé au cours de son analyse comme punition, donc, de ne pas être à la hauteur de son idéal, qu’il croyait également être celui de ses parents qu’il se sentait le devoir de reproduire. Reproduire cet idéal dont il croyait que sa mère était garante et qu’ainsi il ne la décevrait pas comme son propre père l’avait fait. En toile de fond de cette histoire c’est l’impuissance de son propre père qui est visée, père n’ayant jamais été à la hauteur de satisfaire sa mère, puisque pour elle c’était son propre père qui se trouvait à la place de référent de signifiant du nom du père transformé pour l’occasion en statue du commandeur.

 

En conclusion très momentanée ce soir, on peut dire que le symptôme en analyse ne se résout pas mais se transfère. C’est là son mode de déconstruction, spécifique en tant qu’il constitue ce qu’on appelle alors le symptôme analytique. Ce qui pose pas mal de questions, notamment l’idée que l’on ne peut pas en rester à la névrose de transfert, à savoir qu’une fois ces transpositions élaborées, un nouveau symptôme mis en place, « quid » de cette névrose de transfert, ou du symptôme de l’analyse…

 


[1] S. Freud Introduction a la psychanalyse ‘ La thérapeutique analytique P.432 Payot 1973

[2] S. Freud Au delà du principe du plaisir in Essais d psychanalyses P.58 Nouvelle traduc Payot 1981

[3] S. Freud La thérapeutique analytique in Introduction a la psychanalyse, opus cité P. 432, 433

[4] S. Freud La technique Psychanalytique ‘ remémoration, répétition et perlaboration P. 105. 115 Paris P.U.F 1953

[5] S. Freud ‘extrait de l’histoire d’une névrose infantile ‘ L’Homme aux Loups Cinq Psychanalyses P. 325 420 Paris P.U.F 1954

[6] S. Freud opus cité in remémoration, répétition et perlaboration.

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