Intervenants

Leandro De Lajonquière 

(Psychanalyste A.F à Paris, professeur en sciences de l’éducation à Paris VIII)

« L’inconscient, quel âge a-t-il? »

Discutant: Jean-Jacques Valentin (Psychanalyste A.F Paris) 

Alisson Barry

(Psychotherapist and member of the Association for Psychotherapy and Psychoanalysis in Ireland)

«The Lion King; Simba’s Wish «Clinical case presentation of the Oedipal journey of a young boy

Discutant: Marcel Rockwell (Psychanalyste A.F Paris) 

Isabel Cerdan Frias

(psychanalyste AF Alicante)

Discutante : Lola Monleon

Argument:

La cura cura chez les enfants

Si la psychanalyse avec les enfants a eu bien du mal à acquérir ses lettres de noblesse c’est sans doute parce qu’elle a dû soutenir d’emblée le challenge de se confronter directement aux symptômes. Nous savons que ces derniers sont fondamentalement d’une grande labilité et transitoires chez les enfants, symptômes pourtant susceptibles, dans certaines conditions bien précises, de s’inscrire parfois dans la durée. Nous soutiendrons par conséquent que rien n’est joué d’avance et que l’on peut toujours faire le crédit aux enfants d’être en mesure de déjouer toute prospective qui tendrait à fixer quoi que ce soit dans leur futur. Ainsi dépistages précoces et inscriptions dans des structures de soins ont émaillé les pratiques des psychanalystes avec les enfants qui, jusqu’au traitement des autismes demeurent sulfureuses au regard du grand public et plus récemment également à celui de notre haute autorité de santé.

Gageons que la psychanalyse avec les enfants, en et hors cabinet, ne peut rencontrer son efficacité qu’à entendre qu’elle est prise.
« Dans la conception qu’en élabore Jacques Lacan, (à savoir) le symptôme de l’enfant se trouve en place de répondre à ce qu’il y a de symptomatique dans la structure familiale1».

Ainsi: «Le symptôme peut représenter la vérité du couple familial. C’est là le cas le plus complexe, mais aussi le plus ouvert à nos interventions2». Comment donc entendre aujourd’hui une fin de cure d’enfant si ce n’est prise dans les effets de son efficacité sur les parents et/oula famille, proposition que l’on peut tout autant inverser : la mise en lumière de la vérité du couple familialaurait-elle une efficacité sur le symptôme et la fin de cure d’un enfant ?

En d’autres termes une cure psychanalytique avec un enfant sauraitelle lui permettre la restitution et/ou la constitution de son statut de sujet, autrement dit rendraitelle possible qu’il s’approprie son symptôme ?

 ___________________________ 

1 Deux notes, remises manuscrites par Jacques Lacan à Mme Jenny Aubry en octobre 1969, ont été publiées pour la première fois par cette dernière, dans son livre paru en 1983. Le texte ici repris l’a été à partir de Ornicar ?, n° 37, avril-juin 1986, p. 13-14.
2 Idem 

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