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Construction/déconstruction du symptôme

Le “symptôme est un évènement de corps” pour le sujet[1]. De ce fait, il faut maintenir que l’homme a un corps, soit qu’il parle avec son corps, autrement dit qu’il 'parlêtre de nature'[2] .

Qu’il y ait quelque chose à entendre de la façon dont le corps est le porte parole du symptôme, est une révolution déjà engagée par Freud et poursuivie par Lacan. C’est une façon de prendre à revers la référence médicale du symptôme, entrant dans l’interrogatoire propre au diagnostic et au traitement (cf M. Foucault).

Malgré cela, nous savons que depuis, les successifs DSM se sont réappropriés le symptôme dans un retour au “médicastre” de la parole du sujet, évacuant les structures pour ne plus avoir affaire qu’aux comportements, laissant à nouveau le ‘malade’ hors voix. Cependant, on ne peut plus ignorer que “c’est bien à une étape précoce que se cristallise, pour l’enfant, ce qu’il faut bien appeler par son nom, à savoir les symptômes”[3] .

LE SYMPTÔME - Construction et déconstruction, Séminaire I, Robert Lévy, 22/10/2009

Construction et déconstruction du symptôme, nous voilà partis dans la nouvelle occurrence de travail de cette année, directement issue comme chaque fois de l’année précédente. Les questions de l’identification nous ont en effet amenés de façon assez logique à cette idée du symptôme et surtout de sa modalité de construction et de déconstruction.

 

Je vais essayer dans ce premier séminaire de faire un tour de cette notion du symptôme en psychanalyse et surtout du sens qu’on peut donner à ce terme de construction.

LE SYMPTÔME - Construction et déconstruction, Séminaire II, Robert Lévy, 02/12/2009

Peut-être pourrions-nous reprendre notre propos à partir de l’idée que le symptôme et sa construction font partie de l’analyste ou bien, en d’autres termes que l’analyste est une formation de l’inconscient c'est-à-dire fait symptôme pour son analysant. On peut s’appuyer sur ce que Françoise Fabre a évoqué la dernière fois et suivre un peu le cheminement de son intervention qui tient lieu de construction ou plus exactement de nomination pour sa patiente. En effet l’analyste a dû oublier véritablement les éléments de l’histoire de son analysante pour pouvoir produire une construction, elle oublie, nous dirons qu’elle refoule le fait qu’elle s’était enfoncée un couteau dans le ventre pour se suicider, puis que son discours pour le moins mélancolique tournait autour de l’idée que « je souhaite rentrer dans le ventre de ma mère et que le fait que les enfants en sortent n’avait aucun sens ».

LE SYMPTÔME, Construction et déconstruction - Séminaire III, Robert Lévy, 06/01/2010

Pour ce premier séminaire de l’année, je vais reprendre la question de la façon dont le symptôme se transforme dans l’analyse. Je trouve que c’est tout à fait crucial et essentiel.

 

Comment aborder la question du transfert sans aborder la question du symptôme ou bien en d’autres termes comment aborder la notion de construction du symptôme si ce n’est en abordant sa modification au cours d’une analyse. C'est-à-dire, il va bien falloir en parler ce soir, dans ce qu’on appelle la névrose de transfert.

LE SYMPTÔME, Construction et déconstruction - Séminaire IV, Robert Lévy, 17/02/2010

Je souhaiterais reprendre ce soir ce qui a été évoqué lors des deux derniers séminaires et qui tourne autour de la question de la différence entre symptôme et sinthome. Cela me paraît être un point de difficulté, qui peut prêter à de multiples confusions, notamment sur le registre des structures. J’ai pris le parti d’essayer de distinguer ces deux concepts.

 

Cette notion de sinthome a été apportée par Lacan dans l’idée, en ce qui concerne Joyce, de suppléer à la forclusion dont il est affecté et qui le laisse face à une grande solitude d’écriture dans laquelle il passera sa vie.

LE SYMPTÔME - Construction et déconstruction, Séminaire V, Robert Lévy, 7/04/2010

Sans doute êtes-vous informés d’un certain nombre de brulots contre la Psychanalyse, dont un qui va sortir la semaine prochaine de Michel Onfray. Maintenant, la psychanalyse sert à contrario à vendre des livres…Ce qui a très certainement un impact… Du fait de la sortie de ce livre, il me semble que cette année de travail destinée au symptôme, nous oblige à préciser un certain nombre d’éléments qui ne peuvent pas être balayés par cette vague de contradictions.

C’est en effet une occasion de pouvoir répondre à la critique selon laquelle la psychanalyse ne soigne pas ou qu’elle n’est pas vérifiable scientifiquement.