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Tout d’abord il faut indiquer ce que l’on entend par consultation Psychanalytique et ce qui la distingue de la consultation médicale.

Il est clair que la première réponse concerne la dimension du symptôme que l’on ne peut accueillir dans le cadre de la consultation psychanalytique que comme une souffrance structurée comme un langage, c’est-à-dire dans un : « ce qui s’entend derrière ce qui se dit », à prendre au-delà du symptôme lui-même ; même s’il est ce qui motive, à priori la demande.

Le second point concerne la demande, qui n’est jamais entendue autrement que comme adresse, au psychanalyste en l’occurrence. La demande pose une question sur la place du symptôme dans l’économie psychique qui inclue les demandeurs de soin ; la plupart du temps les parents, mais parfois l’école, la famille d’accueil ou tout autre instance faisant fonction parentale.

Enfin l’analyste qui ne doit sa place dans la constellation de la consultation que comme formation de l’inconscient ,c'est-à-dire comme supposé savoir quelque chose sur ce symptôme ,et en mesure de pouvoir répondre à la demande par un soin approprié.

 

Nous pouvons entendre ce titre comme une variante de l’invective de Lacan à l’égard du psychanalyste lors de la dissolution de l’EFP : Le psychanalyste a horreur de son acte.

C’est, pour nous, aujourd’hui encore, comme un nord géographique qui situe l’acte analytique en opposition de principe à l’institution. Ainsi l’acte analytique peine à faire institution car l’institution suppose de mettre en commun une expérience qui ne peut pas faire communauté. Voici le paradoxe dans lequel se trouve la psychanalyse et sa transmission, car le psychanalyste se trouve pris entre un pas déjà là et une expérience d’après-coup qui ne peut pas faire communauté. En effet, tout ceci est le résultat produit par la dimension particulière d’irréductible singularité de l’acte dont l’analyste est responsable sans être en mesure d’en rendre compte complètement ; alors, si l’intervention de l’analyste est un calcul juste du désir inconscient, comme l’évoquait Mustafa Safouan, comment en rendre compte puisque ce qui se transmet de l’analyse à l’analysant peut rester énigmatique pour lui ?

 

 Expérience groupale d’écoute et de suivi de parents ayant perdu un enfant d’un cancer

 

La mort d’un enfant, quelque soit son âge, même lorsqu’elle a été annoncée, est vécue par les parents comme un non sens, une injustice, un traumatisme psychique.