A- A A+

1ère conférence : Quid de L'hystérie aujourd'hui : Discours et/Ou structure.

2ème conférence : Quid de l'obsessionnel : Discours et/ou structure

3ème conférence: Quid de la Perversion: Discours ou/et Structure

4ème conférence : Quid de la Phobie: Discourset/ou structure ?

NEVROSE  PSYCHOSE PERVERSION DE FREUD A LACAN

Après cette très intéressante intervention de Radjou la dernière fois et les échanges qui s’en sont suivis, je souhaiterais revenir ce soir sur des fondamentaux. En effet si Lacan peut argumenter sa théorie c’est dans un souci permanent de son retour à Freud ; alors de quel retour s’agit-il lorsque nous parlons de structure ?

Bonsoir à tous et à toutes.

Nous ne pouvons pas évidemment, commencer, démarrer ce séminaire sans dire quelques mots sur ce qu’il s’est passé vendredi 13 novembre. Vous êtes tous là, c’est déjà pas mal, il y en a qui sont plus là et quelques réactions de patients sur « être là ou pas être là ». Les uns, téléphonant pour savoir si leur analyste est encore là, vivant et les autres, téléphonant pour savoir, si leur analyste est encore là pour eux, ce qui n’est pas la même chose.

Nous allons ce soir essayer de repérer ce qu’est un sujet, de quel sujet on parle lorsqu’on évoque ces questions de psychopathologie et est-ce que la psychopathologie concerne la psychanalyse…

Séminaire des associations "A propos" et "Analyse Freudienne"

SÉANCE 1/10/15

Pour ce 1er séminaire de cette nouvelle saison, je me propose de commencer à déplier l'argument que probablement vous avez tous lu. j'ai travaillé deux points qui m'ont semblé centraux dans ce texte: la question du sujet et celle du réel.

C’est une étrange déclaration que je vous propose de justifier ou mieux encore de vous montrer. En effet la psychanalyse , et la psychanalyse d’enfant en particulier est battue en brèche depuis quelques années par la vague cognitivo comportementale qui prétend soigner les symptômes sans avoir à recourir à l’implication du sujet 

Introduction : Pour aborder la question de la structure je vais commencer par ma relation personnelle à ce qui, avant de cheminer avec la psychanalyse, a d’abord été la dimension structurale en psychopathologie. Je n’ai pas eu de maitre en psychiatrie de l’enfant comme je peux dire que j’en ai eu en psychiatrie générale autour de la question de l’altérité et de la folie, là où la question de la fixité de la structure était posée du côté de la psychose. Devant la clinique de l’enfant, je suis restée face à mes appréhensions, à mes idées et convictions diverses et variées et à mon désir.

Le cheminement de la structure

Je remercie Robert Lévy qui a eu la gentillesse de me convier à partager avec vous ce travail d’élaboration autour de la difficile question de la structure.  J’étais tentée de refuser, vu ma charge de travail actuelle.  Mais, toute réflexion faite, j’ai accepté en me disant que j’avais peut-être quelque chose à dire dans ce domaine, en partant de ma clinique et de mon parcours personnel.

Vous me permettrez donc de repartir de la clinique du bébé, et plus précisément  de la clinique de l’origine des processus psychiques, et de ce que la clinique des états autistiques nous enseigne là-dessus.

argument:Freud déjà par sa formulation même "de pervers polymorphe" pour désigner l'enfant, nous ouvre à quelque chose d'une non fixité, même si sa dédinition des stades fixe , elle un peu trop la structure dans le temps chronologique.

L'apport de Lacan dès son approche du petit Hans dans le séminaire, La Relation d'Objet, en nous montrant comment Hans se démène avec ses signifiants et dans ses tentatives de refoulement, nous autorise à conclure que le sujet se construit progressivement.Si tel est le cas, pouvons nous alors penser que l'analyste ouvre avec l'enfant un crédit à tous les changements possibles?

Névrose, psychose et perversion, psychopathologie désuète  ou ultime rempart contre l’exclusion du sujet de l’inconscient ?

L'apport des structures cliniques névrose, psychose et perversion est aujourd’hui remis en question. De nouvelles appellations cliniques se multiplient et tentent de renforcer la posture scientifique, à l'aide d'items à consigner et auxquels se référer pour s'assurer qu'il s'agit bien de pathologie.
Mais ce que nous constatons dans l'expérience quotidienne au "un par un" avec nos patients ne fonctionne pas ainsi. Cette prétention à vouloir "classer", évaluer, et ainsi donner un nom qui nomme une souffrance, au lieu de représenter le sujet souffrant, n'est peut-être qu'une tentative pour rassurer le soignant.
Les effets du réel dans la clinique, dans et à travers la parole, ne peuvent être décrits selon le mode habituel de quantification des théories scientifiques habituelles.