Statuts de l’association dénommée : ANALYSE FREUDIENNE

Article 1

Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la Loi du 1/7/1901 et le décret du 16/8/1901 ayant pour dénomination : “ANALYSE FREUDIENNE”

Article 2

Cette association a pour objet la psychanalyse, dénommée ici analyse freudienne, et pour but d’assurer les conditions propres à la transmission de son expérience et notamment la formation de psychanalystes.

Article 3

Le siège social de l’association est déplacé : il se tient désormais au 39, Avenue de la République, 75011 Paris.

Article 4

L’association est composée de membres, praticiens ou non de l’analyse freudienne. Les membres s’engagent à verser la cotisation qui sera votée annuellement sur proposition du bureau.

La qualité de membre se perd par la démission ou le non paiement de la cotisation pendant un an. La radiation d’un membre ne pourra être prononcée que par l’Assemblée, à la majorité des membres de l’association.

Article 5

Les ressources de l’association comprennent :

  • Le montant des cotisations,
  • les subventions qui pourraient lui être allouées,
  • et toute autre source de revenu compatible avec la loi de 1901.

Article 6

Tout postulant à l’admission sera accueilli par un membre de l’association, issu d’un cartel de quatre personnes tirées au sort, l’une au sein du jury potentiel de la passe, la seconde venant du protocole institutionnel, la troisième des dispositifs sur la pratique (si elle est membre de l’A.F.), la dernière recrutée sur le même mode parmi l’ensemble des membres. Ce type de cartel sera renouvelé à chaque demande d’admission. Cette rencontre aura pour but de répondre aux questions du postulant et de lui permettre de formuler ses projets de travail et ses attentes quant à l’association. Son interlocuteur lui apportera une réponse après avoir fait part de cet entretien à son cartel à charge pour ce dernier de trouver le retour adéquat, après accord du bureau. Les enseignements qui pourront en être tirés feront l’objet d’un débat à l’occasion de l’assemblée générale.

Article 7

“L’association reconnaît comme essentiel pour l’analyste le travail au sein de Dispositifs sur la Pratique. Elle prend acte de leur existence, à charge pour eux de rendre compte de ce qui les constitue comme tels, c’est à dire de ce en quoi ils permettent la mise à l’épreuve de ce qui institue un analyste en fonction (question du désir de l’analyste, sa place dans la structure, son origine, son lien au symptôme).

Article 8

L’Association se propose de reconnaître ceux de ses membres dont la pratique clinique et théorique relèverait de l’éthique psychanalytique telle que l’association la soutient à travers son expérience. Dans cette perspective, elle instaure un protocole institutionnel défini ci-après. Modalités du protocole :

a) 2 cartels de 4 personnes sont tirés au sort par l’AG pour une durée de 2 ans.

Chaque cartel élabore ses méthodes de travail et peut s’adjoindre une personne de son choix, plusieurs fois au cours de son exercice.

b) Chaque cartel est à la tâche d’établir une liste de noms. Il aura à en soutenir l’enjeu par un travail écrit. A terme, les listes sont réunies et rendues publiques en même temps que les textes produits par les 2 cartels.

c) Les membres d’un cartel ne peuvent s’inclure dans la liste produite, leur éventuelle inscription sur une liste ne pourra résulter que du fait de l’autre cartel.

d) Modalité du tirage au sort :

Chaque cartel se compose de

  • membres tirés au sort sur la liste produite par les cartels précédents. Il y aurait contradiction, sauf cas de force majeure à maintenir son nom sur la liste, tout en se refusant à soutenir cette tâche essentielle.
  • 1 membre tiré au sort sur la liste des membres de l’association

En cas de désistement, à charge pour le cartel de s’adjoindre une personne de son choix.

e) Il se peut que cette procédure n’aboutisse pas. Dans ce cas, les cartels seraient tenus d’en expliquer les raisons.

Article 9

L’association poursuit l’expérience de la Passe inaugurée par Jacques Lacan, aux fins d’éclairer le passage de l’analysant à l’analyste. Elle s’appuie sur les enseignements tirés de cette expérience dans le cadre des Cartels Constituants de l’Analyse
Freudienne de 1983 à 1991. La Passe à Analyse freudienne est un dispositif sans nomination à un titre d’analyste. La Passe est à considérer avec le Protocole institutionnel (article 8) et les dispositifs sur la pratique (article 7), comme formant tripode par leur nouage. Les spécificités du dispositif de la Passe sont les suivantes :

1) Formation du jury :
Le jury potentiel de la passe comprend 9 membres élus par l’Assemblée Générale, sur candidatures. Ils seront renouvelés par tiers tous les 4 ans. Au début de ce nouveau fonctionnement (2019), un tiers du jury antérieur sortira par tirage au sort, puis un
deuxième tiers au bout de 4 ans, et après huit ans, le renouvellement se fera après sortie du jury des 3 plus anciens. Un membre sortant ne pourra se représenter avant un délai de 4 ans.

2) Désignation des passeurs :
Un passeur est désigné par son analyste ou son analyste de contrôle, puis figure sur une liste de passeurs potentiels.

3) La candidature à la passe :
a) Le jury potentiel de la passe choisit un secrétaire de la passe. Il aura pour fonction :
– de tenir à jour la liste des passeurs désignés par leur analyste.
– de recevoir les candidats à la passe et de procéder avec eux aux tirages au sort des passeurs et du jury de leur passe.
b) Le candidat (passant) tire au sort deux passeurs qu’il aura la possibilité de récuser une fois pour procéder à un nouveau tirage. Au terme de son témoignage auprès des passeurs, rencontrés séparément, il tire au sort cinq membres du jury potentiel de la passe et aura la possibilité de récuser une fois, un ou plusieurs noms issus de ce tirage au sort.

4) Travail du jury :
Chaque jury a la possibilité d’adjoindre à ses délibérations un ou plusieurs invités extérieurs. Le jury écoute un par un les passeurs. A partir de ses délibérations, le jury élabore la réponse qu’il donne au passant, soutenue par les questions que chaque passe singulière aura pu soulever. Cette réponse ne saurait reposer sur une quelconque accession à un titre, mais vise à nommer ce que le déroulement de chaque procédure particulière aura permis de faire passer d’inattendu, par les formations de l’inconscient se manifestant dans le dispositif lui-même.
Chaque jury désigne en son sein le ou les membres qui apporteront cette réponse au passant.
Les membres du jury s’engagent à ne donner aucune publicité au résultat de chaque passe. Seul le passant lui-même et les passeurs, pour ce qui les concerne, pourront en faire état.
Le jury a aussi pour fonction de problématiser les questions proprement analytiques qu’une passe aura suscitées et de transmettre à l’association ce qui pourrait en faire enseignement.
Le secrétaire de la passe a en charge d’organiser des passages au public où ceux qui ont participé à ce dispositif peuvent venir témoigner des effets d’après-coups de la passe, des réflexions et élaborations au un-par-un et pour l’association elle-même.

Article 10

Une structure de travail (cartel(s) composée de membres des jurys de la passe, des dispositifs et du protocole institutionnel, aura pour tâche de reprendre les questions de la didactique.

Article 11

L’association se charge de diffuser les enseignements de ses membres (individuellement ou en cartel) et, d’organiser journées d’études et congrès au moins une fois par an. Elle assurera la publication d’un courrier mensuel et soutiendra tous les passages au public témoignant d’un travail accompli.

Article 12

L’association se donne les instances suivantes : un conseil d’administration composé de 12 à15 personnes élues par l’assemblée générale à la majorité simple des membres présents ou représentés. Il est renouvelable par tiers tous les trois ans. Il se réunit au moins deux fois l’an. Le conseil d’administration élit en son sein les responsables des tâches suivantes :

  1. Enseignements
  2. Publications
  3. La passe
  4. Les dispositifs
  5. Les cartels
  6. Relations extérieures
  7. Psychanalyse et société. Questions économiques
  8. Coordination Paris/Province.

Ces responsables constituent le bureau de l’association. Ils désignent parmi eux deux coordonnants chargés de diriger l’association ; ils en assureront la représentation légale. Un pouvoir de décision leur est dévolu dans le cas où le bureau se trouverait dans l’impossibilité d’assurer sa fonction. Le mandat de chaque coordonnant est de quatre ans avec le renouvellement de l’un d’entre eux tous les deux ans. Les deux coordonnants prenant leur fonction en 1992, l’un des deux sortira par tirage au sort en 1994.

Au terme de son mandat un coordonnant ne pourra prétendre réoccuper cette fonction qu’à la suite d’une période égale à la durée de son précédent mandat.

Article 13

L’Assemblée générale des membres de l’association se réunit annuellement. Elle entend les rapports financiers et d’activité du bureau et des coordonnants. Un vote de censure à la majorité des membres de l’association mettrait fin aux fonctions du bureau et des coordonnants, entraînant du même coup leur remplacement. En cas de motion de censure le bureau expédie les affaires courantes et convoque une assemblée générale extraordinaire dans un délai d’un mois en vue d’élire un nouveau conseil d’administration.

Article 14

Chaque assemblée générale pourra procéder, sur proposition du Conseil d’Administration à des modifications statutaires qui seront votées à la majorité des suffrages exprimés.

Article 15

Une assemblée générale extraordinaire peut être convoquée à la demande de la majorité des membres inscrits à jour de leur cotisation.

Article 16

L’association A.F. peut adhérer ou recevoir l’adhésion d’autres associations ayant la psychanalyse freudienne pour objet. La décision en revient à une assemblée générale sur proposition du bureau.

Article 17

En cas de dissolution prononcée par la majorité des membres de l’association, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés par celle-ci, et l’actif, s’il y a lieu, est dévolu, conformément à l’article 9 de la loi du 1/7/1901 et du Décret du 16/8/1901.