L’ACTE ANALYTIQUE, NI RELIGIEUX NI POLITIQUE ?
L’ACTE ANALYTIQUE, NI RELIGIEUX NI POLITIQUE ?
Point central pour la psychanalyse, l’acte analytique rompt de façon délibérée avec la ‘technique psychanalytique’ d’un côté et la‘psychothérapie’ de l’autre. Nous abordons, ici, la question principale des idéaux tant la religion et la politique s’y trouvent soumises.
L’analyste ne doit céder sur aucune de ces alternatives; il ne peut s’accrocher qu’à son désir d’analyste l’amenant sans cesse à ouvrir un vide de toute identification permettant au patient de pouvoir dire ‘ce qui vient’ .
Le sujet supposé savoir pouvant faire l’objet d’une remise en question spécifie le statut particulier de l’analyste dans le champ de toutes croyancesconfondues y compris celle de la psychanalyse érigée en dogme immuable auxquelles il devra bien renoncer ….. mais pas seulement! Il se devraégalement de renoncer à son statut de sujet supposé savoir, sa fonction l’y oblige, permettant ainsi à son analysant de terminer sa cure.
Si la psychanalyse se réduit à ne plus être qu’une nouvelle croyance seul l’acte du psychanalyste peut l’amener à la remettre en question.
Comment donc envisager aujourd’hui la place de l’analyste et le discours analytique dans un monde où les différentes croyances se révèlent de plus en plus radicales et clivantes, engendrant non seulement des guerres mais également de nouvelles religions telles celles qui consistent à fonder de nouvelles intelligences artificielles ?

